lundi 12 novembre 2012

ANNEE ZERO

Ben voilà, comme très souvent quand on se lance dans des campagnes de longue durée, des risques inhérents aux relations humaines et aux comportements de chacun peuvent parfois mettre en péril ce qui à mis des années à être construit...
La campagne à été malheureusement stoppée suite aux risques évoqués ci-dessus. C'est dommage, mais à un moment donné il faut savoir se respecter soi-même et le travail qu'on fait pour prendre le large de personnes qui ne voit que leur nombril et qui se considère comme au dessus des autres et ne vous apporte rien de bon.. Après si ça ne plaît pas à d'autres parce que vous avez éjecté leur copain, tant pis.
Mais qu'à cela ne tienne, cette période trouble et chahutée est passée et de nouveaux courageux survivants vont se lancer très bientôt dans la campagne, bien entendu sous un autre angle d'approche avec peut être d'autres personnages et d'autres scénarios.
Je vous invite donc à nous suivre dans ce qui pourrait bien être le dernier combat de l'humanité pour sa survie.
A bientôt...

mercredi 8 août 2012

Voyage dans le brouillard


C’est Kevin qui a sorti le corps de Rudy par la trappe arrière de la cave, pendant qu’on le couvrait et qu’on s’assurait qu’il y ait pas une de ces foutues saletés ailées qui l’avait repéré. 
On était tous sous tension, vu la rapidité avec laquelle la créature avait attaqué, on s’attendait à la voir surgir de nulle part comme un diable qui jaillit de sa boîte. Et puis, comme pour nous emmerder un peu plus, Il y avait en plus  cet épais brouillard froid qui s’était levé avec l’aube et on y voyait pas à trente mètres, même peut être moins.
Le Brouillard n’affectait  pas que la vision. Il régnait un silence pesant, on se serait crût la  tête dans un oreiller, on entendait à peine les craquements sinistres des arbres morts qui s’effondraient sous le poids de la neige, ou des maisons branlantes qui finissaient par s’écrouler comme des châteaux de cartes, tous les sons paraissaient déformés alors forcément le moindre bruit nous faisait bondir, et la moindre forme inhabituelle perçue dans le brouillard nous tétanisait alors qu’il s’agissait d’arbres morts ou de la carcasse métallique d’une véranda voisine.

Kevin essayait de faire vite, mais tout en traînant le corps de Rudy il s’assurait que quelque chose ne l’attendait pas dans le brouillard. C’est lui qui avait décidé de mettre le corps de Rudy bien en évidence à l’écart de la maison, pour que les créatures  s’intéressent au cadavre pendant que nous prendrions la fuite avec la Chevrolet Nomad.
Il revînt en courant dans la neige. Moi, je ne pouvais pas m’empêcher de regarder l’endroit où le corps de la jeune Jaimie avait été horriblement aspiré par la créature ailée, la neige était écrasée et avait prît une teinte rougeâtre. Quelques fluides, c’était tout ce qu’il restait de cette pauvre fille. C’est la main de Kevin qui vient taper ma nuque qui me rappela à la réalité «  Hé mec !! Les morts sont morts, toi t’est vivant, allez magnes-toi on met les voiles, j’ai pas envie d’être encore là quand les bestioles reviendront ! ».
Reprenant mes esprits, j’acquiesçais de la tête et  vérifiais une dernière fois avant de verrouiller la trappe de la cave.
James et Richard terminaient de charger le véhicule avec Arty, on prenait tout ce qu’on pouvait : couvertures, bidons d’huile, d’essence, outils, lampes de poche, même des skis et des équipements de ski. Richard trouva même une crosse de hockey er un casque qu’il coinça dans le coffre «  ça peut servir ! On ne sait jamais ! » Arty et James vidèrent toutes les étagères à la recherche de quelques autres boîtes de conserve.
                                     

Le pasteur regarda la voiture d’un air dépité en secouant la tête «  cette voiture est aussi vieille que moi, vous êtes vraiment certain de votre plan ? » disait-il d’un air absent à tout le groupe en s’appuyant lourdement sur sa canne comme si il était trop fatigué. Kevin qui chargeait ses armes dans l’habitacle se retourna vers le prêtre «  Hé Padre ! De ce qu’on en sait elle démarre, et même si elle date, elle nous emmènera jusque Dugway, alors Padre faites pas l’oiseau de mauvaise augure et dites plutôt une prière ! » .
Une prière. Comme si quelqu’un pensait encore que les prières pouvaient nous sortir de la merde, mais pourtant, j’ai moi-même demandé au pasteur d’en dire une. Pas, parce que je pensais qu’un grand sauveur barbu allait venir déchirer les cieux et renvoyer les créatures en Enfer, non ! Mais une prière parce que cela me faisait du bien de me poser, de penser à ce qu’on allait faire tous ensemble. Une manière de me concentrer et de dire aux autres que je comptais sur eux et qu’il pouvait compter sur moi. Et, je pense que le pasteur Brown d’abord réticent, comprît aussi le sens de ce qu’on attendait dans le mot prière, il accepta.
C’était bien la plus étrange des prières que j’ai jamais entendu, on demandait de l’aide à personne et le pasteur galvanisait plutôt notre courage et notre instinct de survie, terminant sa prière par «  et surtout n’oubliez pas mes frères, que je suis un homme âgé qui a besoin qu’on le supporte et qu’on le protège Amen ».
C’est idiot, mais nous avons tous souris. Peut être avions nous besoin d’exorciser les dernières heures, peut être qu’on avait juste besoin d’entendre qu’on était tous du même groupe maintenant et qu’ensemble on allait survivre.
On a tous remercié le pasteur et on s’est préparé pour le départ, c’est moi qui ouvrirait le volet du garage tandis que les autres seraient tous dans la voiture et je serais le dernier à bondir dans la voiture. Kevin conduirait, moi je serais à la place passager et derrière Arty et James, enfin avec le matériel et tout ce qu’on avait pût embarquer il y avait Richard, il avait prît le fusil de Rudy et couvrirait l’arrière.

Kevin démarra la Chevrolet Nomad, le moteur hoqueta et toussa puis prît un rythme plus régulier ronronnant de manière sourde dans le garage. Mon cœur battait à tout rompre quand j’ai saisi la corde du système de levage manuel de la porte de garage, j’ai tiré d’un coup sec et la porte s’est ouverte d’abord lentement puis entraînée par son propre poids elle est remontée à toute vitesse. Rudy avait déjà appuyé sur l’accélérateur et la Chevrolet effectuait déjà une marche arrière sur l’allée repoussant la neige en une congère épaisse.
La voiture dérapa sur la neige écrasée et Kevin joua du volant pour braquer  jusque sur la route couverte de neige, je regardais le garage une dernière fois en me disant que j’abandonnais peut être un bon abri. La portière ouverte de la Chevrolet m’attendait, je me mis à courir jusqu’au véhicule et me jetais dedans tandis que Kevin accélérait «  En avant !! Faites gaffe autour de vous ! » Lança t’il alors qu’il manœuvrait pour éviter les plus grosses couches de neige et les congères qui avaient envahis la route. 
  

Nous étions tous sur les nerfs, scrutant le brouillard, cherchant à le percer de nos yeux, souhaitant que rien ne s’y cache et espérant en même temps qu’il nous cacherait des mêmes créatures. Kevin avait les yeux braqués sur la route, essayant toujours de passer par les endroits les moins encombrés de neige. On sentait bien que la voiture peinait à avancer, et plusieurs fois les roues s’étaient mises à patiner et glisser sur la neige. Il avait même fallût s’arrêter deux terribles fois en moins d’une heure, dans ce brouillard, pour dégager la neige à la pelle devant la voiture. On se serait crût perdu au milieu de nulle part avec juste des ombres de carcasses de voitures à la limite de notre champ de vision.
Kevin roulait au ralenti pour éviter les carcasses de voitures sur la route et les congères, et puis il pensait que cela attirerait moins les créatures, presque trois heures s’étaient écoulées quand on aperçut les premiers quartiers d’habitations. Les faubourgs de Dugway, la ville, ou du moins ce qu’il en restait était devant nous, la base aérienne était à la sortie de la ville.
L’idée qu’on serait bientôt à l’abri nous réconforta et nous tira quelques sourires, Arty plaisantait même sur les qualités méconnues de la Chevrolet Nomad.
C’est là qu’elles sont apparues.
Sur le bord de la route au milieu des habitations en ruines, des ombres sortaient du brouillard, comme attirées par le bruit du véhicule.
C’étaient des êtres humains … 

jeudi 14 juin 2012

L'épidémie Africaine - première partie

Retrouvez dans la section "Avant l'Extinction" le tout début de la première partie de la campagne: l’Épidémie Africaine et le résumé des toutes premières séances de jeu.
Mais aussi Les Prémices à l'Extinction, les premiers bouleversements causés par un alignement cosmique.

Bonne lecture.

dimanche 10 juin 2012

Rudy est mort.


Rudy est mort ce matin. Ça n’a pas été agréable. Je l’ai entendu gémir toute la nuit et j’ai eu beaucoup de mal à dormir à cause de lui.

Et puis quand je m’endormais, c’était pour revoir dans mes cauchemars la créature ailée qui nous avait attaqués et qui avait transpercé la cuisse de Rudy avec l’aiguillon acéré qu’elle avait au bout de sa longue queue. Finalement, ne trouvant plus le sommeil, je m’étais assis bien en boule sous ma couverture, serrant contre moi ma carabine M4. Je crois bien que personne ne dormait vraiment, ou bien juste quelques minutes à cause de l’épuisement.
Tous on avait en tête les événements de la journée : l’attaque des créatures, et puis l’acharnement de l’une d’entre elles. La fin de la fille : « Jaimie » qui accompagnait le groupe de kevin, et puis, plusieurs heures plus tard, alors qu’on pensait que la créature était partie, l’attaque fulgurante sur Rudy !
Elle avait bien failli l’emporter avec elle, le soulevant du sol par sa cuisse harponnée. Rudy hurlait de douleur et de fureur, il se débattait de toutes ses forces pour tenter de se libérer ou de tirer sur la créature.
Sans réfléchir, on était tous sortis pour l’aider, et malgré nos balles, cette foutue saloperie ne semblait pas pouvoir être tuée ! Elle allait s’envoler avec lui quand le Pasteur Brown sembla la subjuguer avec son médaillon et puis Kevin lui balança une rafale de M4 à travers sa longue queue, et Rudy fût lâché.
La créature peut être blessée s’éloigna, tandis qu’on rentrait tous à l’abri de la cave. Rudy était salement amoché, la cuisse presque cisaillée en deux, il pissait le sang et James aida Kevin et Richard pour le soigner avec les moyens du bord... Une dérisoire trousse de secours.

Quand l’aube grisâtre s’est levée, il a fait davantage de bruit et j’entendais Kevin et Arty qui essayaient de le calmer - C’est vrai qu’il poussait des gémissements tels, qu’ils auraient pût attirés des créatures, des rôdeurs ou bien une de ces saloperies ailées comme celle qui avait finalement tué Rudy. Je me suis retourné dans la pénombre pour voir Kevin qui se penchait au dessus de Rudy, je ne suis pas certain mais je pense qu’il l’a aidé à mourir ou au moins il l’a fait taire.
Le bruit s’est tût et c’est à ce moment là qu’il est mort. 
Kevin semble être le seul qui était attaché à cet homme, pourtant je les avais entendus lui et Rudy se prendre la tête plusieurs fois, mais Rudy même si il était impulsif semblait être un homme courageux et droit selon Kevin.
James, Richard et moi, nous ne le connaissions que depuis peu et je pense que tous ont préféraient secrétement que cela soit quelqu’un qui ne soit pas de notre groupe qui y reste. Et puis il y avait Arty, lui, connaissait Rudy, et pourtant j’aurais juré qu’il était presque rassuré de savoir que Rudy était mort. Je peux me tromper, mais à aucun moment il n’a même eu une pensée pour ce type, je le garderai bien à l’œil à l’avenir.
Kevin et moi allons terminer de charger la Chevrolet, pendant que les autres réunissent leurs affaires,  je vais essayer d’en savoir plus sur lui et de le réconforter, il a perdu deux des siens aujourd’hui. Et puis j’en profiterai pour en savoir plus sur Arty.





mercredi 6 juin 2012

Welcome to Non french speaking visitors

To all my non French-speaking visitors, you can now translate the blog by using the option of translation at the bottom of homepage - good reading to you !!

L'horreur ailée

« Putain de chierie de Merde!! » hurlait Kevin tout en poussant Jaimie, le padre et Arty dans les escaliers de la baraque dans laquelle ils venaient de se planquer.
« Elles arrivent !!! » gueula Rudy qui était le dernier encore en bas des escaliers du hall d’entrée.
Les autres s’étaient dispersés dans la maison, Randy s’était planqué dans une pièce voisine du hall d’entrée, et s’était agenouillé prés d’une fenêtre pour essayer de savoir ce qu’il se passait dehors. Richard s’était jeté dans les escaliers de la cave.
Seul James était resté caché dans le hall d’entrée, comme tétanisé par la terreur qui s’était emparée du groupe quand ils avaient vus foncer sur eux les créatures ailées.
Kevin continua de pousser les survivants vers  le haut des escaliers et découvrît qu’une large partie arrière de la maison était manquante, comme si une main énorme avait arraché un morceau de la baraque.
L’air glacial et la neige tourbillonnait dans cette partie de l’étage, Kevin avança sur le palier de l’étage en braquant son M4 vers le trou béant qui donnait vers l’extérieur, les créatures tenteraient probablement de  passer par cette ouverture «  Rudy couvre les escaliers ! Je m’occupe de l’étage ! » Cria-t-il vers Mac pherson, puis se tournant vers Jaimie «  restez planqués ici, je vais voir si il n’y as pas de danger ». Leurs visages terrifiés, la jeune femme, Arty et le pasteur acquiescèrent. Le pasteur Brown serrait l’étrange médaillon qu’il portait autour du cou dans sa main, comme si il cherchait à capter le pouvoir qui les déjà avait sauvés à Carbon city.

Tout en avançant prudemment vers le trou béant qui défigurait tout l’arrière de la maison, Kevin se maudissait silencieusement d’avoir accepté d’écouter Arty et le pasteur.
S’ils n’avaient pas cherchés à entrer en contact avec l’autre groupe, ils auraient continués à tracer leur route seuls vers la base aérienne de Dugway. Mais les autres avaient pensés qu’il fallait en savoir plus sur le groupe : ils avaient peut être un abri pas loin ou étaient des éclaireurs de la base ? Il y avait en plus parmi eux un militaire et même Rudy pourtant paranoïaque au possible ne semblait pas contre l’idée de faire connaissance, et puis comme il l’avait dit lui-même : « au pire on les dézinguera !! C’est pas comme si on savait pas faire ! N’est ce pas Arty !! ». Personne n’avait relevé cette dernière remarque.
Les premiers instants de la rencontre avait été très tendus.  Alors que les trois inconnus avançaient dans la rue enneigée, le militaire remarqua la présence de Kevin et des autres dans la maison, et dans les secondes qui avaient suivies, les deux groupes se braquaient mutuellement.
Kevin sentît l’air froid qui rentrait par les deux pièces qui devaient jadis être des chambres, il jeta un rapide coup d’œil pour découvrir que le ciel était vide de créatures, il revînt vers les autres qui l’attendaient dans l’escalier tout en se repassant les dernières minutes avant ce bordel : Après quelques échanges tendus, ou chacun des groupes indiqua qu’il désirait continuer son chemin en paix, ils avaient tous décidés de baisser leurs armes et de discuter, et comme des cons ils s’étaient mis à causer devant la maison, comme si ils étaient voisins! putain ! Comme si ils étaient seuls au monde !! Oubliant que tout là haut dans les nuages il y avait toujours cet étrange ballet silencieux de créatures ailées. Ils croyaient quoi ! Qu’ils allaient prendre un apéro !

Ce sont  les hurlements du dénommé James, suivis de ceux d’Arty et de Jaimie qui le rappelèrent à l’instant présent, il bondît vers le palier.
La créature était là ! Devant la maison ! Du haut de ses quatre mètres elle avait sa tête juste à hauteur de la fenêtre du palier et malgré l’absence de traits, d’organes de visions ou de visage sur sa tête lisse  Kevin savait qu’elle les regardait tous, il fût prît d’un mélange de terreur et de dégoût et déchargea son fusil à pompe à travers la fenêtre.
Le chaos régnait dans les escaliers, Jaimie et Arty se bousculaient pour grimper vers le palier et s’éloigner à tout prix de la chose qui était à la fenêtre, le pasteur braquait son médaillon vers la créature en lui ordonnant de s’éloigner. En bas dans la maison Randy vidait son M4 par la fenêtre cherchant à blesser la créature aux jambes, même James fût pris d’un sursaut de volonté et balança sa hache avec fureur à travers la porte d’entrée ouverte.
La créature totalement noire s’agitait sous les impacts de balles mais ne semblait pas en souffrir, pire son corps sans reliefs et aussi noir qu’un gouffre de ténèbres semblait ne pas porter traces des blessures qu’elle venait de recevoir.
La créature agita ses immenses ailes d’au moins 4 mètres d’envergure et décolla dans un hurlement terrifiant, d’autant plus terrifiant car il ne sortait d’aucune bouche.
                               

Kevin rechargeait déjà son arme pendant que Jaimie et Arty se planquaient plus loin sur le palier. Toute la maison trembla sous l’impact !!
La créature venait de se jeter sur la façade de la maison, traversant la paroi avec les barbillons acérés  de sa longue queue et enfonçant ses griffes puissantes dans les parois de bois, elle s’acharnait dessus déchiquetant la façade : les lambris se brisèrent dans un bruit sec, les poutres de la charpente explosèrent et les panneaux d’isolants volèrent en même temps que la façade. La créature venait de d’ouvrir une immense brèche dans la maison, plus aucuns d’entre eux n’étaient à l’abri.
 «  A la cave !! Tous a la cave !!» Hurla Richard qui traînait déjà James vers l’ouverture donnant sous la maison, Randy courait lui aussi vers l’abri providentiel et Rudy quant à lui visait la créature avec son arbalète espérant réussir là où les autres avaient échoués.
Au milieu de ce chaos de panique, le pasteur  Brown descendait l’escalier d’un pas presque assuré, il avançait vers la créature en brandissant son médaillon devant lui «  Retourne dans l’Enfer dont tu viens démon !! Je suis le héraut divin et je ne crains pas ton ombre !! Je ne crains pas tes griffes !! Car le seigneur m’accompagne ! Je ne crains aucun mal car tu es le seigneur est avec Moi !  Sa houlette et son bâton me rassurent. Il dresse devant moi une table, En face de mes adversaires; et oins d'huile ma tête. Recule démon !! ». Le pasteur avançait sans peur et la créature fût comme prise de sursauts incontrôlables, reculant d’un bond en agitant ses puissantes ailes, le temps s’était comme suspendu, les regards étaient figés sur le pasteur et sur la créature qui émettait d’étranges vagissements. Le pasteur avait un regard illuminé et ne quittait pas la créature du regard «  Recule ! Car je te l’ordonne ! Recule Car le seigneur te l’ordo... ».

Le pasteur ne termina pas sa phrase, Rudy venait de lui décocher une gifle cinglante qui l’avait fait perdre pied dans les escaliers et surtout, lui avait fait perdre la domination sur la créature. Le pasteur encore sous le choc se tourna vers Rudy «  Mais que.. »-« Elle vas vous bouffer pasteur !! » répondit Rudy inconscient de son acte irréfléchi en le hissant dans l’escalier.  Kevin qui descendait l’escalier poussa Rudy dans le mur « Mais t’est vraiment un connard !! Il la tenait !! » Se tournant vers le pasteur Brown « Padre ! Vite dans la cave !! ».
Dans les secondes qui suivirent et comme pour répondre aux craintes de Kevin, la créature revînt à la charge s’engouffra dans l’énorme brèche qu’elle venait d’ouvrir dans l’entrée de la maison, ses immenses bras tentant de lacérer les survivants encore dans l’escalier,
La tête sans visage s’ouvrît alors en deux, formant une sorte de gueule dystrophiée, dépourvue de dents. Un gouffre noir d’où on entendait monter un bruit de succion monstrueux. Aspirant tout devant elle. Le pasteur et Kevin sentaient déjà leurs chairs comme irrémédiablement aspirées, une douleur atroce leur envahissant le corps jusqu’aux os et le pasteur glissait vers la chose monstrueuse.
Ni lui, ni Kevin n’entendirent la rafale de M4 que Randy balança sur la créature, vidant tout son chargeur sur le monstre, le faisant juste reculer hors du hall d’entrée, mais juste assez pour qu’il cesse son ignoble succion.
C’était le moment ! Kevin poussa le pasteur et Rudy vers la porte de la cave, tandis que Randy enclenchait un nouveau chargeur pour tirer de nouveau. Ils se jetèrent dans les escaliers roulant jusqu’en bas, suivis de peu par Arty et Randy.

Tous braquaient la porte de la cave prêt à vider leurs dernières cartouches sur la créature.
Les secondes s’écoulèrent, interminables instants de terreur pure ou chacun sait qu’il mène son dernier combat pour ne pas être dévoré vivant. Les secondes se transformèrent en minutes, chacun reprenant sa respiration enfin, réalisant que la créature n’allait pas entrer, ou du moins pas tout de suite.
Ils reculèrent de l’escalier, Randy continuant de braquer la porte tandis que les autres aidaient Kevin à transporter le pasteur et Rudy vers des canapés qui meublaient la cave qui avait jadis était une salle de cinéma privée. Tous deux semblaient en état de choc, du sang coulant de leurs narines, de leurs oreilles, de leurs yeux, comme si ils avaient subis une pression si forte qu’elle avait était capable de leur faire exploser les vaisseaux sanguins.
Kevin demanda alors à James et Arty de chercher tout ce qui pouvait ressembler à une armoire à pharmacie dans la cave aménagée, il réalisa alors que Jaimie n’était pas avec eux et son regard s’arrêta sur celui d’Arty « Jaimie !! Où est Jaimie ?? » Lui lança t’il d’un ton sec. Dans la pénombre de la cave Arty s’arrêta un instant «  Elle est tombée, là haut. Elle a glissé dans les débris de la maison, j’ai rien pût faire… »Kevin n’était pas certain de l’avoir vu esquisser un sourire ou bien si c’était la pénombre qui jouait avec le visage d’Arty. Il resta silencieux, depuis Provo il savait que Jaimie et Arty avait un compte à régler, mais même si il refusait de croire qu’Arty pouvait en arriver à de telles extrémités, il savait aussi comment Arty avait sacrifié Jennie et son fils Matthew.
Rudy se redressa encore sonné « Il faut aller la chercher !! » dit il en grognant de douleur et de rage, Kevin se tourna vers lui «Il est trop tard pour Jaimie. Il faut surtout espérer qu’elle soit morte en tombant, sinon … » sa voix se tût quand tous entendirent les griffes de la créature frotter sur le sol au dessus d’eux, elle était toujours là et elle les cherchait.


mardi 29 mai 2012

Les Moissons de Chair

Vous pouvez retrouvez maintenant le dernier chapitre de la première partie de la campagne, avec "les Moissons de Chair" en cours d'écriture. Il s'agît des dernières batailles que l'homme à livré contre les créatures et vous pourrez suivre Reggie, Carson, Ibrahim et Enrique dans leur périple pour quitter New York et tenter de survivre  au milieu du chaos.

Bonne Lecture.

vendredi 25 mai 2012

Petite bande annonce bien foutue pour Extinction

En farfouillant un peu sur le net, je suis tombé là dessus, je vous laisse regarder, ça pourrait bien être un petit trailer pour la campagne si elle devait être adaptée au cinéma !

Randy rejoint les nouveaux personnages

Allez ne pouvant pas m'empêcher de vous le présenter, je le mets en première page en plus de la section Présentation des personnages. Vous pourrez le découvrir avec une petite musique d'ambiance qui colle bien à sa présentation. Bonne lecture !


Randy Underwood

Né le 7 Novembre 1981
1m 77  - Black –  yeux noirs
Signes distinctifs : crâne rasé
Allure :
La démarche et la manière de bouger de Randy sont caractéristiques d’un sportif et d’un militaire entrainé à se mouvoir, il est en bonne condition physique et il émane de lui une certaine solidité et une endurance évidente.
Comportement 
Randy est sujet à une amnésie post traumatique suite à la bataille d’Oak Junction, qui lui occasionne des pertes de mémoire sur les événements récents. Prudent et peu confiant à l’égard des autres, il reste un Rangers prompt à apporte son aide et ses talents de survie.




Lorsque la ligne défense de la gare de triage d’Oak Island Junction fût percée, ça à été la débandade, la folie. Plus de chaîne de commandement, la B.O.A avait été balayé par les créatures, c’est là que les huiles du commandement auraient dût s’inquiéter.

Ils avaient vraiment mis le paquet sur la ligne de défense, Manhattan avait déjà était considérée comme perdue et toutes les forces avaient été massées entre Woodbridge au Sud et Yorktown au Nord. J’avais jamais vu autant d’hommes ni autant d’armements, on avait vraiment de tout. Des tanks, des ATV Cheetah, des transports Navistar, des humvees et tous les calibres possibles et imaginables du calibre 50 en passant par le Mark19 et les lance-grenades auto MK47 Stryker, des Mortiers M224, des M120et même les nouveaux Dragonfire de 120mm. On avait même lance missiles Tow et stinger montés sur les véhicules, et même des putains de missiles Hercules. On avait vraiment de quoi dégommer n’importe quoi.

Les communications étaient en rade, submergées par les appels de détresse, les ordres contradictoires et les demandes de renforts, plus personne ne savait quoi faire. On entendait dans les casques un officier qui ordonnait de libérer la ligne pour permettre les échanges radios. Une chose était claire dans la tête de tous, la bataille était perdue et il fallait se barrer.

Le sergent Smothers mon chef d’unité était abasourdi par les tirs des roquettes de MLRS, il fixait sans bouger les roquettes qui filaient vers les créatures énormes, certaines, aussi hautes que les buildings de Manhattan. Putain elles en prenaient plein la gueule, j’en ais même vu une qui à littéralement explosé en s’éparpillant sur des centaines de mètres. J’arrivais plus à respirer, je  sais pas si c’est ça la panique, mais je pensais qu’à une chose c’était à courir et j’étais pas le seul !!
Je bousculais Smothers pour qu’il se magne et on s’est tous mis à courir vers la zone d’extraction. Ils étaient déjà des centaines à avoir abandonnés la ligne de défense pour filer vers les hélicos.
Sur la zone d’extraction s’était le chaos, les hélicos étaient submergés par les fuyards, certains ne pouvaient même pas décoller, encerclés par des hommes en larmes, comme pris de folie et puis il y avait des officiers qui hurlaient des ordres dans les casques – Un véritable bordel !

La nuit était illuminée comme en plein jour par les tirs des chars qui envoyaient des obus de 155, les missiles Hercules qui filaient dans le ciel, les pluies de roquettes des MLRS, et les hélicos comanche set apache AH-64 qui balançaient leur Hellfire et vidaient les chargeurs de leurs canons Vulcain, le tout dans un boucan étourdissant.

Après je ne me souviens plus de tout, je suis monté dans le Chinook, il y avait Smother, Everett aussi et j’entendais des échanges radios  paniqués dans mon casque «  Ils ont effectués une percée à Bayway ! Ils sont derrière nous Putain !! Le Pc op de Newark ne répond plus – regroupez vous derrière les lignes de défense de  Morristown – A toutes les unités engagez vous secteurs de tirs !! Toutes unités ouvrez le feu !! » Je me disais que le mec qui hurlait ça était complètement con, il voyait pas qu’on se barrait tous, qu’il y avait probablement plus grande monde pour couvrir la ligne de défense.

Les deux canons Vulcain de l’hélico étaient en train de cracher leur pluie de balles, je voyais les traçantes qui filaient dans la nuit et touchaient quelque chose tout prés de nous. Et puis le choc.
L’hélico s’est retourné je crois, je sais plus, j’ai vu quelque chose d’énorme le couper en deux, on aurait dît un tentacule gigantesque.
Je me souviens être sortis de l’eau glacée de la Passaïc river, je me souviens être resté un moment allongé sur la berge le corps dans l’eau glacée. Combien de temps, je sais pas mais j’ai vu l’explosion quand ils ont balancés leur foutue bombe.

Une charge Thermobarique ! Putain quand je croiserai un de ces sales fils de pute de West Point étoilés, je lui demanderais si il sait ce que ça fait !! Il auras pas les couilles de me répondre ! Quand t’es un rangers à l’instruction on t’e dit des trucs sur la chaleur ou la pression, uneboule de feu qui n’en finit pas de grossir, qui crame tout et qui bousille littéralement tout sur son passage. Chaleur et pression… c’est le duo gagnant de l’arme thermobarique…ça donne envie hein…Alors imagine ce que ça donnes après, le vide crée dés que la boule de feu à bouffé tout l’oxygène… ceux qui survivent ont des poumons instantanément vidés, voire tout simplement arrachés ! Par la bouche ! En tout cas ces connards de gradés on de la chance que le monde soit partis en couille ! Ils n’auront pas à répondre de leurs actes ! Ils ont descendus les créatures c’est sûr, faut dire qu’après un tel traitement personne ne survit pour le raconter ! Mais ils ont sacrifiés des compagnies entières de soldats qui étaient encore sur la ligne de défense !!

Alors après, leurs conneries de défense de la nation et de survie de l’humanité, putain, j’en avais rien à branler.  Je me suis barré, déserté…Ouais, mais de toute manière tout le monde s’en foutait. C’est après que j’ai commencé à oublier des trucs, des périodes entières. Un truc post traumatique comme il nous disait à l’instruction.  Je sais que j’ai traîné un moment avec un groupe dans un métro, mais je crois que ça c’est mal terminé.

mardi 22 mai 2012

Les nouveaux personnages pour la campagne arrivent...

Voilà, les nouveaux personnages sont en préparation pour la prochaine séance de la campagne, vous pouvez d'ores et déjà découvrir les nouveaux venus dans la section Présentation des personnages: James Caughlin et Richard Barrett, les autres seront mis en ligne très bientôt. Bonne lecture.

lundi 21 mai 2012

Nouveau sang

Désolé pour cette absence de news, mais la campagne a souffert de certaines contrariétés. Peu importe, elle prends un nouvel essor avec du sang neuf qui vient grossir les rangs des survivants ( trois nouveaux joueurs qui s'ajoutent ), vous aurez donc très prochainement de nouvelles aventures à suivre.
A très bientôt, et n'oubliez pas que les autres pages du blog s'étoffent peu à peu, dés que le temps me le laisse quelques libertés je viendrais alimenter les pages qui attendent encore...

mardi 24 avril 2012

L'horreur d'Ongalla Tu


Rosario Desperas avait laissé tomber Demilio et Tillman, ces deux connards pouvaient bien crever sur cette foutue montagne, et puis en plus il n’avait jamais pût encadrer Tillman. « Putain, s’ils revenaient, ils seraient traduits en cour martiale »  se disait Desperas, en gravissant les énormes marches de pierre qui menaient sur le plateau rocheux et les ruines préhistoriques.
« C’est vrai le commandant Rollings les avaient baladés depuis Saniquellie, il était clair que la mission n’avait jamais été l’ordinateur d’Abernathy, ou alors ce n’était qu’un objectif secondaire… Non la véritable mission c’était cette foutue montagne, c’est bien pour ça qu’ils avaient embarqués désignateurs lasers. Mais Montoya et Spunkmeyer s’étaient engouffrés à la suite de Rollings dans une des galeries des ruines, et les chances de survivre face aux saloperies qui les avaient attaqués dans la jungle étaient plus élevées si ils restaient groupés » Il jeta un dernier regard vers Demilio et Tillman qui rebroussaient déjà chemin vers la falaise et cracha de rage  en comprenant qu’ils ne le suivraient pas.
Desperas s’engagea dans l’ouverture où il avait vu s’enfoncer le groupe, il tenait son MP5 bien serré contre lui, le poids et le contact du métal dans ses mains le rassurait «  Putain ! Où étaient-ils allés… Ces galeries s’enfonçaient profondément sous le plateau rocheux ». Les escaliers grossiers  des galeries descendaient presque en à-pics de plusieurs mètres, il fallait faire gaffe pour ne pas chuter. Il glissa jusque dans une immense cavité humide et creusée d’une multitude de galeries.
C’est là que Desperas entendît la litanie.
Jusqu’à présent, sa course dans le noir, ses battements cœur et le bruit de son barda avaient masqués les chants, mais là, dans cette immense caverne le son s’amplifiait. Il l’entendait : c’était une sorte de chant, dans lequel semblait revenir une série de mantra hurlés de manière violente quasi hystérique, cela résonnait dans les galeries. Et à l’écoute, il était évident que ces sons ne pouvaient pas sortir de la bouche d’êtres humains, on aurait dît un chœur de beuglements et de feulements. Desperas s’arrêta son cœur battant à tout rompre, non pas d’essoufflements  de sa course mais bien de peur, il ne regarda même pas les immenses fresques pariétales préhistoriques qui couvraient les cavernes, il s’élança vers la source du chant, il était évident que Rollings menait les autres là bas, tout en bas, dans les tréfonds de la Terre.



Il ressentît alors les vibrations, les tremblements qui secouaient toute la montagne. Un bruit sourd qui montait du plus profond de la Terre, secouant toute la montagne, faisant trembler les galeries et causant des éboulements de pierres, Desperas courait maintenant se protégeant la tête  de ses bras levés, la litanie avait enflé, on aurait dît qu’un millier de bouches inhumaines hurlaient en même temps, Desperas pensa au chœur des enfers…

C’est alors qu’il entendît les rafales. En bas, tout en bas dans les cavernes. Le hurlement s’était tu sous le feu des armes automatiques, Desperas reconnu le tir d’une M4 et de la M249  de Montoya, il se mit à courir pour rejoindre ses compagnons d’armes. Toute la montagne était secouée, comme prise de spasmes incontrôlables, comme si elle devait vomir une chose qu’elle ne pouvait pas garder plus longtemps en elle.
Il y eu deux explosions, Desperas croisa Messner qui remontait les marches grossières quatre à quatre Messner était livide et courait comme si les hordes de l’enfer étaient à ses trousses « Desperas magne toi on se casse !! » lui lança t’il sans même s’arrêter  « Mais ? Mais le commandant ?? » Lui demanda Desperas – Trop tard, Messner venait déjà de disparaître dans une galerie menant vers la surface. Desperas entendait toujours la M249 et un mélange d’hurlements inhumains et de plaintes ressemblants à celles d’animaux blessés. Il tremblait de tout son corps, il dégoupilla deux grenades et courut vers le lieu de la fusillade toute proche.

Ce qu’il vit le terrifia au plus profond de son être, lui retourna les tripes comme on retourne un gant. Il hurla sa terreur primitive en voyant la multitude de créatures troglodytes : de goules, qui encerclaient Montoya seul pour protéger le commandant Rollings couché au sol  - « Putain Montoya est tout seul, elles ont déjà eu Spunkmeyer – nous ne sommes plus que deux » pensa Desperas, il lança ses deux grenades vers la masse de créatures qui affluait depuis une autre caverne, il aperçût alors ce qui faisait trembler la montagne.

Sa lampe tactique n’éclairait que peu la caverne voisine, mais assez pour voir le gigantesque corps vermiforme qui sortait d’un gouffre noir et se balançait vers la surface en faisant s’écrouler tout le plateau rocheux sur les créatures, en les écrasant même de son énorme corps vermiforme.  Les deux grenades touchèrent au but et réduisirent en charpie  les goules. Les explosions associées au cataclysme de la montagne firent s’effondrer les galeries, empêchant ainsi la multitude de goules de se jeter sur les militaires. 
Desperas arma son MP5 et vida ses derniers chargeurs sur les goules qui encerclaient encore Montoya.  La M249 avait tiré ses dernières cartouches et Montoya sortît son poignard tout en traînant le corps blessé de Rollings vers une des galeries menant vers la surface « Vas-y !! Je te couvre »lui hurla Desperas. 
Montoya  lacéra la gueule d’une créature et planta son poignard dans la gorge d’une autre, il prît alors le corps de Rollings sur ses épaules, il savait que Desperas le couvrirait et qu’il descendrait toutes les créatures qui tenteraient de l’attaquer.

Les douilles pleuvaient sur le sol de la caverne, Desperas remplaça son chargeur juste à temps pour stopper une créature qui se jetait sur lui. Toute la montagne tremblait et les blocs de pierre tombaient dans la caverne, par chance Desperas n’avait pas été touché.
Il cherchait à emprunter la galerie dans laquelle Montoya s’était engagé quelques secondes avant, on pouvait sentir de l’air frais qui en venait.
Les créatures n’étaient plus qu’un petit nombre, abattues par les tirs ou écrasées, coincées par les roches qui s’effondraient.
Desperas tenta sa chance, vidant son dernier chargeur il se lança dans une course éperdue dans la galerie et vers la sortie, il pensa à sa femme là bas à Albuquerque, il vît ses deux filles faire de la balançoire dans le jardin à l’herbe rase, il entendît dans son oreillette la voix de Rollings « Magnes-toi Rosario !! Tu n’y restes pas !! ».

Dehors sous la pluie battante, Montoya avait porté le corps blessé de Rollings à plus de cinquante mètres dans la jungle. Rollings en état de choc, grièvement blessé, tentait de rester conscient. Il avait perdu sa main et Montoya était en train de lui faire un bandage d’urgence.
On entendait la montagne gronder et les vagissements monstrueux d’une créature gigantesque, mais aussi des rafales d’armes automatiques…
Là haut sur le plateau qui s’effondrait, Tillman et Demilio vendaient chèrement leurs vies à l’énorme créature.
Montoya vît l’Osprey MV22 qui s’éloignait du plateau rocheux avec un homme accroché au filin, il reconnut Messner.
L’instant suivant d’après, les deux chasseurs  F16 larguèrent chacun une GBU-28 sur le plateau rocheux ouvert en deux et sur l’énorme créature qui en sortait.
L’énergie cinétique des bombes était capable de pénétrer jusque 30 mètres sous terre avant d’exploser, et surtout, les charges classifiées de 280kgs d’explosifs et d’uranium appauvri de chaque bombe réduisait à néant les objectifs.



Ce fût le cas. Une immense explosion secoua la montagne dispersant tout autour des débris de roches et des monceaux de chair sanguinolente  déchiquetée par l’explosion. La créature avait été réduite à néant de même que la multitude de choses qui grouillaient quelques instants avant dans la montagne.
Montoya s’était couché sur Rollings pour le protéger, il le secoua doucement «Mon commandant faut tenir le coup ! C’est pas fini !! » Rollings s’enfonçait dans l’inconscience, oubliant tout. Montoya savait que le Hawkeye était toujours au dessus du site, il devait s’assurer que l’objectif avait été détruit, il pourrait encore capter son appel radio « Ocelot ! Ocelot !! Ici Red2 ! Nous sommes toujours vivants ! J’ai Un blessé grave, pas de contamination ! demande d’une EVASAN d’urgence, Red leader est grièvement blessé !! » Grésillements et statiques dans l’oreillette, les secondes terribles et interminables s’écoulent puis la réponse comme une délivrance « Bien reçu Red 2 – Evac en cours – sur votre position dans 2 minutes ».

Dans la cabine de l’Osprey MV 22, le pilote effectua un demi-tour pour aller chercher les deux survivants, l’infirmier de bord préparait déjà le matériel médical d’urgence pour le blessé. Sur le visage d’un Messner encore tremblant se dessina un sourire quand il entendît le pilote lui annoncer que Red 2 et Red leader étaient toujours de ce monde.

mercredi 18 avril 2012

Vers Ongalla Tu


La Mission paraissait simple au départ : une opération de quelques heures à Saniquellie sur l’épave d’un avion pour récupérer un colis. Et puis voilà qu’ils se retrouvaient en pleine réserve naturelle du mont Nimba aux confins du Liberia, perdus sur les pistes pentues des montagnes à chercher des traces du colis sur un soi-disant site archéologique. Il était déjà 10h00 et leur extraction devait avoir lieu à 12h00. Et ils étaient coincés à cause de cette foutue pluie qui avait tellement creusée la piste vers les plateaux que même le puissant ATV Oshkoch était resté coincé sur un dénivelé de prés de 2 mètres d’où coulait des torrents incessants de boue, de lianes et de végétaux qui avaient été arrachés des plateaux par les pluies diluviennes. Montoya rageait intérieurement contre son commandant qui les avait redirigés sur ce nouvel objectif, il regarda Hudson qui lui gueulait dessus en sortant du véhicule  « Putain ! C’est toujours pour ma gueule Montoya ! Apprends à conduire !! » Montoya lui présenta son majeur avec un grand sourire tandis que Hudson claquait la porte.
Le Seal se laissa glisser sur la pente et descendît le dénivelé, 2 mètres plus bas, pour accrocher le treuil au second ATV qui ne pouvait plus grimper à cause des dommages que le premier passage avait causé à la piste, Hudson pataugeait dans la boue jusqu’aux genoux et progressait vers l’ATV de Spunkmeyer en tirant le filin du treuil de remorquage.
Soudain les abords de la jungle explosèrent ! Jaillissant depuis les arbustes touffus, ou de derrière les rideaux de racines  d’épiphytes, des créatures blafardes bondirent lourdement sur L’ATV  Oshkoch de tête conduit par Montoya qui poussa un juron de surprise.
D’autres bondissaient dans les torrents de pluie et de boues mêlées de la piste, juste à côté du malheureux Hudson qui venait d’accrocher le filin au second ATV.
Pendant une seconde ce fût la surprise et la panique totale dans les deux véhicules, Montoya appuya à fond sur la marché arrière et l’Oshkoch fît un bond en arrière éjectant les créatures humanoïdes du capot de l’ATV sur la piste pentue, mais Projetant aussi l’ATV vers le second véhicule qu’il allait  tracter !   « Recule !!! » Hurla Rollings au conducteur, voyant le véhicule leur tomber dessus.
D’un coup sec Spunkmeyer enclencha lui aussi la marche arrière et le second ATV recula droit dans la jungle sortant de la piste et tractant vers lui l’ATV de Montoya qui chuta lourdement depuis le dénivelé qu’il venait de franchir, l’affolement avait gagné les deux véhicules, d’autres créatures semblaient jaillir de la boue d’entre d’épaisses racines bordant la piste.
 Kaminsky fût le premier à ouvrir le feu depuis la tourelle de l’ATV, ses mains se crispèrent de peur sur les poignées du M134 quand il vît vraiment sur quoi il tirait : Les créatures pouvaient ressembler à des gorilles sans poils à la peau livide et luisante à l’aspect cireux, marquée par des tâches noires violacées et jaunâtres formant comme d’abominables tuméfactions. Mais ce qui lui fît le plus peur, c’était leurs bras qui se terminaient par des caricatures de mains munies de longues griffes noires et leurs têtes étrangement  canines aux yeux noirs sans vie et aux mâchoires distendues et hypertrophiées garnies de rangées de dents pointues ressemblant a celles des requins.



Passées les premières secondes de surprise et de panique, la tourelle du second ATV découpait elle aussi les créatures sous une nuée de balles, et, dans les véhicules, tous ceux qui avaient un secteur de tir ouvert tiraient sur les créatures. La fusillade cessa aussi rapidement qu’elle avait commencée, les créatures avaient été décimées et après quelques instants de tension extrême à surveiller un nouvel assaut, le calme revînt dans les véhicules. Rollings et Demilio sortirent du véhicule armes en main tandis que Kaminsky reprenait ses esprits et continuait de scruter la jungle depuis sa tourelle, Demilio s’approcha d’une créature « Merde ! Mon commandant qu’est ce que c’est que ces choses ! Rien à voir avec les contaminés ! On dirait presque des animaux » Rollings contrôlait l’étendue des dommages, l’ATV de Montoya avait fait une chute de quasiment deux mètres dans la boue et était profondément embourbé, Montoya et Tillman descendirent du véhicule eux aussi « Mon commandant c’était quoi ?? », Rollings ne répondît pas, son regard semblait chercher quelqu’un ou quelque chose «  Où est Hudson ? ».
Tous les hommes fouillaient d’un regard inquiet les alentours, l’une de ces choses avait elle pût l’emporter dans la jungle ? Et puis la terrible vérité explosa au visage de Rollings quand il vît une main humaine qui dépassait de la mare de boue dans lequel s’était écrasé l’ATV de Montoya. Desperas et Tillman bondirent les premiers dans la mare de boue « Non Non c’est pas vrai ! Hudson !! » Hurla Desperas tout en réalisant que son ami et frère d’armes avait été écrasé dans la chute de l’Oschkoch.
Rollings ordonna à Montoya d’accrocher le treuil plus haut sur la pente pour hisser l’ATV et dégager le cadavre d’Hudson, pendant ce temps Messner et Kaminsky couvraient le secteur.
Les cavernes d’Ongalla Tu, n’étaient plus très loin.




dimanche 15 avril 2012

LIBERIA - Retour vers l'enfer


 Abrité de la pluie battante dans la tourelle de l’ATV, Spunkmeyer couvrait l’équipe qui avait quitté la protection du véhicule, le second ATV conduit par Montoya s’était positionné à une dizaine de mètres pour assurer une plus grande couverture de la zone, et Spunkmeyer le regard rivé sur la carcasse du DC9 entendait la M134 qui crachait un déluge de 7.62 sur les contaminés qui arrivaient par le Sud, dans son oreillette il entendait Tillman qui depuis la tourelle poussait un cri de satisfaction en voyant que la pluie de feu qu’il balançait sur les porteurs du virus finissait par les stopper. Spunkmeyer sourît en se disant que finalement la mission Back-up serait peut être plus rapidement bouclée qu’ils ne le pensaient tous, c’est la voix du commandant Rollings qui le fît se ressaisir «  Spunkmeyer, a 11H00 nous avons un groupe qui s’approche rapidement ! »-« Entendu Mon commandant ! » Spunkmeyer effleure à peine la gâchette du  M134 que le canon rotatif commence à tourner et propulse ses 4000 coups minutes sur le groupe d’une trentaine de contaminés qui approche rapidement, les douilles pleuvent à l’extérieur de la tourelle tandis que devant les phares de l’ATV se forme un nuage de sang et de morceaux de corps découpés par les projectiles.
Rollings avance prudemment dans le fossé rempli d’eau  à laquelle se sont mélangés des huiles et des hydrocarbures probablement échappés du DC9 écrasé « Red leader à Red 2, progression et situation ? ». Dans la carcasse de l’avion Kaminsky et Demilio viennent d’entrer et ont sécurisés la cabine avant, Kaminsky fait signe à Demilio de couvrir la travée des sièges tandis qu’il s’écarte pour répondre « Red leader, nous sommes entrés dans l’avion. C’est pas beau à voir Chef ! J’ai des cadavres de partout et une partie des sièges est venus écraser sur les sièges de la partie avant, on commence à recherche la malette over ». Minsky pose la main sur l’épaule de Demilio pour lui indiquer qu’ils peuvent reprendre la progression, devant eux un chaos de métal tordu et déchiré, de sièges qui ont probablement été arrachés depuis l’arrière de la travers et sont  venus s’écraser avec leurs passagers sur les sièges avant, le spectacle de tout ces corps démantibulés ou déchiquetés est choquant même pour les Seals, dans son oreillette Minsky entends alors le lieutenant Messner « Red 2  ici Echo, j’entre par la porte avant gauche ».
Kaminsky balaie de sa lampe tactique le chaos de sièges tandis que Demilio fouille les compartiments des bagages à main, Il pousse un cri de surprise et de terreur « Putain de Merde qu’est ce que c’est que… » quand il réalise que juste devant lui, bien attachés par leurs ceintures dans leurs sièges, il y à deux contaminés qui grognent et essaient de l’attraper de leurs bras tendus, il fait un bond en arrière envahis par une terreur profonde et appuie instinctivement sur la gâchette de son AA12 libérant deux cartouches au phosphore qui éparpillent les deux zombies « Merde ! Merde !! Mais qu’est ce que c’est que ces saloperies » Demilio entend alors des grincements et des beuglements  qui viennent de l’arrière de l’avion, il éclaire alors vers la travée et découvre un groupe compact de contaminés qui se poussent, s’écrasent, se grimpent dessus pour approcher des deux seals.
Rollings et Messner viennent d’entrer dans l’avion et fouillent eux aussi à la recherche de la mallette pour laquelle ils sont venus, dehors on entend toujours les deux M134 qui tirent pour hacher les groupes de contaminés qui s’approchent à moins de 20 mètres, Rollings tire alors une main n’appartenant à aucun corps, main fermement agrippée à une mallette, Messner lui fait alors signe qu’il reconnait la mallette « ok en dégage »  lui réponds  Rollings qui s’apprête à donner l’ordre par radio, quand  on entends dans la carcasse de l’avion et dans les oreillettes de l’unité le hurlement de Minsky « CCCooonnnnntacccct !! » suivi du claquement caractéristique du feu l’AA12 – Putain il vide son chargeur se dit mentalement Messner en comptant les tirs.

Le DC9 écrasé à Saniquelliee




lundi 19 mars 2012

La Route


La route du Nord était réduite à néant.
Pour aller jusque Dugway, il fallait contourner le lac Utah et rejoindre l’UT73 W/W après American Fork pour prendre l’UT-199 W : le meilleur moyen de rallier rapidement Dugway. Mais pour ça il fallait se rapprocher encore de Salt Lake city et de sa zone irradiée à moins de 60 kilomètres ! Les radiations étaient peut être retombées depuis belle lurette, mais Arty frissonnait de devoir se rapprocher d’un point chaud, il ramena son écharpe sur son visage masquant son nez et sa bouche, après tout aucun scientifiques ni aucunes analyses n’avait été faites sur un tel cataclysme nucléaire. Il y avait peut être encore des particules fines, ça n’aurait pas été le seul mensonge du gouvernement, il venait d’arrêter le véhicule et obstruait la ventilation du Mack Rawhide, réveillant Kevin et Rudy «  Putain mec ! Merde qu’est ce que tu fous encore !! » Eructa Rudy surpris par un Arty lui passant au dessus pour calfeutrer les fenêtres  «  Je vous sauve encore la vie les mecs, j’suis sûr qu’il y à encore des radiations, dans les montagnes ont été protégés mais là ? ». Rudy grogna «  comme tu as sauvé la vie de Jenny et de son fils ordure ! », Kevin leva la main pour calmer ce qu’il sentait déjà comme un risque d’explosion entre les deux hommes « Vos gueules ont réglera tout ça une fois à l’abri ! », le ton de sa voix suffît à les faire taire tous les deux «  Arty ! T’as vu le bordel devant » continua Kevin.
A travers le pare brise enneigée du Truck, il n’y avait plus de route.
Kevin avait dormi quoi une heure à tout casser, depuis leur fuite de Provo, une heure qui avait suffît à radicalement changer le paysage, ici tout n’était que destruction, la route n’était plus qu’un amas de véhicules et de débris divers recouverts d’une épaisse couche de neige, par endroits même des congères de plusieurs mètres de hauts s’étaient formées sur les ruines des bâtiments proches.
Congères mortellement dangereuses, car elles étaient creuses par endroits, fragiles et traîtresses, Arty lui-même en avait fait les frais lors d’un arrêt forcé à Provo, heureusement Kevin été là et l’avait rattrapé avant qu’il ne fasse une chute de plusieurs mètres dans une carcasse de béton et d’acier cachée par la neige.
« Ouais !! C’est comme ça depuis presque une demi heure, j’arrive plus à avancer à force de faire des détours, j’sais même plus si je suis sur la bonne route » répondit Kevin en reniflant dans son écharpe qui lui masquait la moitié du visage. Kevin fît le tour des passagers, à l’arrière de la cabine du Mack Jaime était toujours menottée et endormie couchée à côté du pasteur Brown endormi lui aussi.  Rudy remuait sur le siège lui aussi, lui non plus ne dormirait plus après ce réveil forcé, il préférait suivre la route pour assurer Arty dans sa conduite.
Le gros truck de 485 chevaux bouscule des épaves couvertes de neige et avance sur la SR 145, Dieu bénisse les doubles voies des Etats Unis, elles sont assez larges pour laisser passer 6 trucks de front, se dit Arty en manœuvrant pour éviter un amas de carcasses et de débris.
Arty épuisé, se frottait les paupières gonflées de fatigue, se ressaisissant d’un coup en réalisant que Rudy le vrillait du regard, Kevin murmura vers l’arrière de l’habitacle «  tout va bien on continue » à l’attention de Jaime qui venait de se réveiller, Arty frémît en croisant le regard noir de Jaime, elle n’attendait qu’une occasion pour venger le sacrifice cruel de Jennie et de son fils Matthew, abandonnés dans les sous sols après avoir été poignardée dans la cuisse par Arty pour ralentir les goules.

Arty n’as pas cessé de revivre cet instant, mais que pouvait-il faire d’autres, Jennie était épuisée et son fils malade ne faisait que les ralentir alors que les goules, elles, elles gagnaient du terrain, malgré la bravoure de Rudy, qui seul, les avaient retenu le plus longtemps possible dans les conduits d’aération, ne se gardant qu’une cartouche pour lui.
C’est la voix grondante de Rudy justement qui le tire de ses sinistres souvenirs, Rudy qui avait tout fait pour sauver la vie de cette femme et de son fils « eh Connard ! Tu vas t’arrêter !! ». Arty réalise alors et freine, le lourd Truck Mack Rawhide glisse encore sur quelques dizaines de mètres avant d’être stoppé par l’énorme congère de neige et les débris qui bloquent la route. Kevin qui avait fermé les yeux de nouveau se réveille.
« Merde !! » Souffle Arty en réalisant l’ampleur du problème. Devant eux, ce qui semble être la toiture d’un bâtiment voisin de la route est venu s’écraser sur la route – anéantissant toutes chances de pouvoir traverser cet amas de métal, de poutrelles et de débris divers et donc de continuer.
Le silence a envahit l’habitacle du truck, tous restent interdits devant la seule solution qui s’offre à eux si ils veulent continuer à avancer, personne n’ose prononcer les mots, de peur qu’ils deviennent une fatalité, les secondes s’écoulent dans le silence. « Faut réveiller les autres ! On ne peut pas aller plus loin ! On va devoir marcher ! » Lâche alors Kevin «  On se planque jusqu’au lever du jour et on cherche un autre véhicule ou bien on marche ! ». A l’arrière Jaime s’est redressée et tente d’aider le pasteur à faire de même « Et que comptez vous faire du pasteur ? Lui aussi vous allez le laisser sur place ? Lui aussi vous allez le poignarder ? » dit- elle en dévisageant Arty. Le pasteur Brown se dressant difficilement sur ses avant-bras murmure alors «  Je vais marcher, si il le faut ».
D’un geste brusque Kevin donne un coup de pied dans la porte voilée du truck, celle-ci s’ouvre d’un coup dans un grincement de métal tordu «  Eh bien alors ne perdons plus de temps !! J’ai foutrement pas envie de servir de repas aux saloperies qui rôdent !! ».

La bataille de Provo


Dans l’espace confiné des conduits d’aération plongés dans les ténèbres, seul le fin faisceau de lumière de sa lampe torche permettait à Rudy d’y voir devant lui, au plus à 5 mètres. Il frôlait la claustrophobie, et ne pouvait s’empêcher de trembler, c’était plus fort que lui.
D’en bas provenait une multitude de hurlements et de hululements inhumains des créatures qui les avaient assaillies dans la galerie marchande et qui les avaient contraints à se replier dans des locaux certes sécurisés par des portes blindées, mais des locaux sans autre sortie que celle que les goules avaient envahis et sans réserves de nourriture, pire les créatures avaient passés les trois dernières heures à enfoncer les portes blindées, transformant l’abri en un piège mortel pour les survivants.
Il reculait en rampant, ses doigts tremblant faisaient glisser les cartouches de calibre 12 dans la chambre du fusil – Putain mais c’est au moins la quinzième que je butes – il essayait de garder l’esprit clair mais il sentait la panique monter en lui, Il savait que les autres étaient loin derrière lui dans les conduits, ils rampaient vers les locaux techniques du niveau -3 , ils avaient vus sur le plan qu’une sortie devrait leur permettre de contourner la horde des monstres hurlants qui les avaient acculés . La dernière cartouche était chargée et en reculant péniblement il s’arrêta soudainement pour écouter, tendant l’oreille. Il n’entendait plus du tout les autres, à part Jennie et son fils Matthew, les derniers du groupe, ils étaient trop lents à cause de Matthew malade et fiévreux, et lui, Rudy se retrouvait arrière garde à flinguer toutes les choses qui arrivaient dans les conduits – Putain de bordel de merde comment elles savaient qu’ils se barraient par les conduits d’aération – là – Rudy entend ses battements de cœur qui résonnent, sa respiration courte et puis cette autre respiration plus sourde et glaireuse – là – la goule vient de jaillir à l’angle du conduit d’aération, elle se rue à une vitesse impressionnante droit sur lui, griffant les parois de ces longues griffes noires, ouvrant une gueule pleine de dents acérées comme celle des requins blancs – le coup de fusil résonne dans les  conduits et même en ouvrant la bouche Rudy est sonné et abasourdi par le coup de feu, il tire de nouveau car déjà une nouvelle goule se fraye un passage sur le cadavre de celle qu’il vient d’abattre – encore  et encore – il ne respire même plus poussant un cri de rage et de terreur en voyant que les goules gagnent du terrain – la dernière cartouche est éjectée et rebondit sur le métal du conduit – la dernière goule est morte à moins de deux mètres. Il y a tant de cadavres que celles qui suivent derrière ne peuvent avancer, du moins pour un temps, jusqu’à ce qu’elles aient creusés les cadavres de leurs congénères pour se frayer un passage jusqu’à Rudy. Respirant enfin Rudy réalise qu’il s’est pissé dessus malgré tout son courage, il se met alors à ramper frénétiquement pour s’éloigner du tas de cadavres monstrueux rattrapant rapidement, trop rapidement Jennie et son fils Matthew, poussant son fils pour avancer plus vite, pour mettre le plus de distance entre lui et les goules qui vont finir par arriver  « Allez Avancez plus vite ! Elles arrivent !! » Dit-il d’une voix plus effrayée et haut perchée qu’il le voudrait tout en poussant le jeune Matthew, puis il se retourne et recharge son fusil, mentalement il compte, il lui reste 7 cartouches après…

samedi 17 mars 2012

La Horde...

« Putain mais magnez vous !! Il y à plein de ces foutues saloperies, elles rappliquent depuis une demi-heure elles doivent savoir que vous êtes là !! ». La voix déformée de Randell au talkie était paniquée, à la limite de l’hystérie, et dans la galerie marchande enneigée du Provo Town centre elle résonnait assez pour que le petit groupe de survivants l’entendent. 
Une terreur mortelle s’emparait déjà des membres du groupe, Jennie en larmes suppliait déjà Rudy de protéger son enfant, Billings en larmes levait les yeux vers le ciel comme si il s’attendait à une quelconque aide divine, le pasteur Brown serrait son étrange médaillon en forme d’étoile dans sa main, Arty et Kevin se regardèrent sans un mot.
Kevin gravît quatre à quatre les marches enneigées de l’escalator pour remonter jusqu’au rez-de-chaussée de l’immense centre commercial et jauger la situation, derrière lui il entendait la voix hystérique de Randell qui continuait d’hurler à travers le micro du talkie « Courez !! Courez Nom de dieu ! Elles sont là !! ».
Le groupe de survivants commençait à se déliter, certains faisaient demi-tour en courant vers les sous-sols du niveau -2 de la galerie marchande, là où depuis plusieurs mois ils survivaient et résistaient aux assauts répétés de ces goules aux yeux blancs. D’autres épuisés ou blessés comme Billings ou Brian s’étaient laissé tomber contre les rampes de l’escalator, finalement terrassés devant cette nouvelle épreuve. Enfin presque en haut des marches de l’escalator Arty, le pasteur Brown, Rudy qui portait le jeune Matthew, Jennie et enfin Jaime et Rasheed attendaient un signe de Kevin pour tenter une course jusqu’aux véhicules.
Kevin enfin au rez-de-chaussée braquait son M4 et cherchait à voir les créatures, passant le dôme d’entrée de la galerie marchande, il les vît alors : une bonne cinquantaine de ces ignobles caricatures humaines à la peau grisâtre. Elles attendaient accroupies sur les toits des centaines de véhicules abandonnés sur le parking, d’autres couraient à quatre pattes entre les véhicules, comme des Hyènes, formant un mur entre eux et les véhicules à 50 mètres de là. 
Rasheed leur avait dît qu’avec la nuit qui tombait, elles devenaient plus actives. Elles étaient sorties de leurs repaires et elles avaient flairé la chair des vivants. 
Kevin recula pas à pas en contrôlant la progression des créatures « On peut pas passer, on se replis sur les sous-sols, on … » la créature qui se jette depuis la grande baie vitrée détruite au dessus de la galerie marchande, le hurlement du pasteur Brown et les grognements de la créature qui se débat avec lui en dégringolant l’escalator fait exploser la terreur du reste du groupe, tous se mettent à courir dans l’escalator enneigé, se bousculant, tombant ou glissant jusqu’en bas.

Dehors les hurlements du pasteur et les grognements de la créature sont comme un signal pour la horde de goules, qui bondît d’un seul mouvement et en quelques secondes elles atteignent le dôme d’entrée de la galerie marchande.
Arty dans une réaction de terreur, enfonce son taser dans la créature qui se redresse de se chute avec le pasteur, lui balançant 2400000 volts. La créature se tord dans tous les sens lâchant le pasteur Brown pendant qu’Arty et Jaime courent à en prendre leurs souffles vers le sous sols. Dans sa fuite, Rudy lâche un carreau d’arbalète qui traverse la tête de la goule assommée par la décharge de Taser, Kevin tout en relevant le pasteur et en l’aidant à marcher ne peut qu’assister à l’invasion des goules. 
Elles s’engouffrent dans la galerie marchande et se ruent vers les survivants. Billings retardé par sa jambe fracturée est le premier à être engloutie par la meute bondissante. Sa mort apporte quelques précieuses secondes de course éperdue aux fuyards. 
Déjà, les goules pleuvent depuis le rez-de-chaussée jusqu’au sous-sol, se jetant en grappe depuis les balustrades, tombant en roulés boulés dans la neige et s’aidant de leurs griffes pour bondir de nouveau sur la neige compacte.
« Magnez vous de passer la barricade !! » hurle Kevin ralentît par le pasteur Brown, se retournant pour balancer encore quelques tirs vers les créatures qui s’arrêtent à peine en entendant claquer les coups de feu et en voyant tomber l’une des leurs fauchée par les tirs.
« Allez-y Padre !! » lance Kevin en le poussant par-dessus la barricade, il bondît lui aussi et dévale le nouvel escalator à la lumière de sa lampe tactique, tout en dégoupillant une des rares grenades qu’il à réussît à récupérer.

En bas au niveau -2, Arty et les autres sont déjà à l’abri derrière les portes blindées de la salle des caisses. Rasheed et Rudy armés et postés à l’entrée attendant que le pasteur et Kevin les rejoignent.
Brian armé de sa hache d’incendie vient à l’aide du pasteur claudicant, le hissant à l’abri des portes blindées, tandis que Kevin en arrière garde balance sa grenade sur la barricade où déjà les goules s’amassent par dizaines, bondissant par-dessus.
L’explosion sourde et fulgurante gronde dans la vaste galerie souterraine, alors que Kevin rejoint les lumières des lampes torches qui le guident vers les portes blindées, à bout de souffle, il passe les portes en hurlant « Elles arrivent !! Préparez-vous ! ».

Dans les minutes qui suivent, la galerie souterraine résonne déjà des feulements, grognements et hurlements inhumains des goules.