Avant l'Extinction

AVANT L'EXTINCTION
Retrouvez dans ce chapitre, ce qu'il s'est passé avant d'en arriver là, suivez la chronologie de la fin de l'humanité et les différents bouleversements qui forment la première partie de la campagne Extinction au cours de trois scénarios: l'épidémie Africaine, l'île Noire et les moissons de Chair.
Les évènements relatés se sont vraiment déroulés, et sont des résumés des différentes parties de jeu.

             "LES PRÉMICES A L'EVEIL"
 Réunion secrète du G8 – Mars 2012 – camp David - Maryland.
Mesdames, Messieurs, l’objet de ce sommet est de vous exposer rapidement les schémas et projections qui ont été calculées par les équipes de scientifiques et de spécialistes du climat du professeur Rabson.
Comme vous le savez tous, depuis 6 mois, les astronomes, astrophysiciens, la Nasa, de même que de nombreux autres organismes spatiaux à travers le mondes, suivent cette incroyable conjonction cosmique qui à débutée il y à deux ans déjà, conjonction jamais observée auparavant : Les constellations de Fomalhaut, d’Aldébaran, Pluton, la Lune et La Terre s’alignent sur un axe parfait qui devrait prendre sa position finale avec l’alignement du soleil au mois de Mai 2012. Selon les calculs des astronomes, cet événement cosmique majeur se serait produit la dernière fois il y à plus de 200 millions d’années.

Nous subissons déjà depuis plusieurs mois des bouleversements climatiques engendrés par cet alignement cosmique : raz de marée, séismes et activités volcaniques d’une intensité croissante dérèglements climatiques qui ont engendrés un bouleversement des courants marins et des températures entraînant un refroidissement généralisé sur l’hémisphère Nord.
Notre climat à toujours été, comme vous le savez, défini par l’interaction complexe de très nombreux facteurs. Il est directement impacté par cet alignement cosmique qui engendre d’importantes et inquiétantes modifications sur la géobiologie et les champs magnétiques terrestres.

Le climat de toute la Terre s’est fortement refroidît depuis l’automne dernier, plus particulièrement sur tout l’hémisphère Nord.
Nous n’avons aucun modèle par grille d’occupation qui soit pertinent, mais selon nos modèles de simulation, il semble que ce phénomène qui jusqu’à présent se produisait lentement, s’accélère rapidement, et dans les prochains mois le climax de cet alignement avec le soleil bouleversera durablement le climat.
Nous sommes à l’aube d’un bouleversement majeur du climat, les baisses de températures vont continuer à empirer,  plongeant tout l’hémisphère Nord dans un climat polaire.

Nous devons déjà faire face à la dévastation causée par de nombreux séismes en Europe, en Asie et dans le Pacifique et à de terribles ruptures énergétiques dans la plupart des pays des continents Nord, à cela il faut contenir la Peur et les mouvements de foule qui s’emparent des populations.
Il nous faut prendre des mesures immédiates afin d’endiguer la grave crise qui affecte nos nations : le ralentissement de l’économie et les ruptures énergétiques que nous connaissons ne vont qu’empirer et faire plonger les économies mondiales.

Sur Internet, et à travers les religions et les sectes, les théories de fin du monde reviennent en force : calendrier Maya, prophéties de Merlin, Yiching chinois, Apocalypse de jean, Projet Web-bot. Les courants religieux millénaristes et les sectes se multiplient, tous proclament la fin du monde pour la fin de cette année ! De nombreux suicides collectifs de sectes ont déjà eu lieu et les choses vont empirer dans les mois qui suivent. 
 
Ce qui suit est le schéma probable de ce qui va suivre :
Les populations vont se ruer sur les magasins pour faire des stocks et la pénurie va rapidement toucher la plupart des nations, les taux de criminalité vont augmenter à des taux jamais connus à travers le monde, que ce soit les vols mais aussi les actes de violence contre les personnes.
Je ne fais liste pas des tensions géopolitiques qui vont rapidement s’exacerber pour les ressources énergétiques, les prix vont devenir prohibitifs et les pays producteurs vont garder leur stocks. Toutes les économies à travers le monde vont s’effondrer l’une après l’autre créant des mouvements de foule et des émeutes contre les gouvernements. 
  
Nous devons rapidement instaurer la loi martiale, contrôler les réseaux de communications, en priorité l’Internet et pirater les sites d’informations libres afin de contrôler l’information que nous voulons donner au public.
Dans le même temps, il faut organiser d’urgence des opérations de secours à échelle des nations afin de secourir les populations qui ne pourront s’acclimater aux bouleversements rapides sans les besoins énergétiques basiques : électricité, gaz, pétrole.
Et même en prenant les devants afin de venir en aide aux populations, les pertes à travers les nations impactées, je ne parle uniquement que de l’hémisphère Nord, seront catastrophiques : 90% de la population mondiale se trouves dans cet hémisphère et nos estimations sont d’environ un tiers de la population perdue.
Je vous le dis, la décision doit être prise sans attendre, des pays ont déjà pris cette décision : je pense à la Russie, la Chine, la Norvège, la Pologne et la plupart des pays d’Europe de l’Est. Plus nous prendrons rapidement les mesures et plus nous pourrons sauver de gens.

Je dois maintenant vous parler du programme Arch of Hospitality qui à été mis en place conjointement avec l’Europe et le Japon : une opération secrète qui à débuté l’année dernière, un vaste programme dont l’objectif est de préparer l’évacuation de personnalités, d’animaux et de savoirs dans le cas d’un cataclysme majeur.

Bientôt... la suite des évènements entre Mars et Novembre...


"L’ÉPIDEMIE AFRICAINE"
Côte d'Ivoire - Afrique Occidentale - aéroport d'Abidjan
sous contrôle des forces Françaises 22 Juin 2012.
 « Madame et messieurs, bonjour. Je suis le colonel Daniel Jaunin, commandant de la force Licorne. J’ai été informé de votre arrivée et de vos besoins de transports jusqu’au Liberia. A ce titre nous avons un hélicoptère prêt pour le décollage, dés que votre matériel auras été chargé à bord ! Si vous voulez bien me suivre, nous allons nous mettre à l’abri ! ». L’Anglais du colonel Jaunin bien qu’irréprochable était empreint d’un fort accent Français, Joshua Abernathy lui rendît son salut et présenta son équipe en lui serrant une poignée de main amicale, les deux hommes semblaient se connaitre, ce qui était fort probable, vu les nombreuses années que Abernathy avait passé en Afrique. Un soldat Français accompagnait le colonel Jaunin. Tout comme lui, il tenait un parapluie ouvert pour se protéger de la pluie drue qui tombait sur l’aéroport d’Abidjan, il proposa directement aux membres de l’équipe d’Abernathy de se protéger de la pluie. Marijke Vanbiervelt et Hawthorne acceptèrent volontiers.
Il était 11h00 mais on il aurait aussi bien pût être 5h00 du matin. Le ciel chargé de nuages sombres qui déversait des pluies drues depuis plus de trois mois déjà. Sous la pluie battante, qui avait transformé la piste d’atterrissage en un véritable torrent d’eau boueuse, le petit groupe se dirigea rapidement vers des VBL de l’armée française tandis qu’un camion Renault TRM200 venait décharger les caisses de matériel de l’équipe de médecins.
Une fois à l’abri dans les véhicules, ces derniers se mirent en route vers la base française dans l’attente du transfert du matériel, Le colonel Jaunin discutait avec Abernathy, à l’arrière du véhicule Walker et Hawthorne se plaignaient mutuellement d’être trempés. «  Votre pilote est plutôt doué, vu l’état de la piste, vous avez beaucoup de chance d’avoir pût atterrir, la plupart des avions sont détournés vers Yamoussoukro, leur aéroport n’est pas inondé, celui-ci devrait être fermé dans la journée » -« foutus bouleversements climatiques Daniel ! L’Afrique crevait du manque d’eau et maintenant elle se noie ! » Lui répondit Joshua. 
Le trajet jusqu’à la base Française du 43éme Bima n’avait pris que quelques minutes, les rues étaient inondées entre les quartiers du petit et du grand Bassam, dans certaines rues le niveau de l’eau avoisinait les deux mètres et quelques rues avaient même été évacuées et fermées après que des personnes aient été portées disparues. A la guérite du poste d’entrée, sous une pluie battante la sentinelle portant un long poncho vert camouflage vérifia les laisser passer et les identités de l’équipe américaine et des médecins du CDC, Le colonel Français tourna la tête vers Abernathy « Tu sais que les dernières informations qu’on a sur le Liberia ne sont pas bonnes ? Le commandant Yacubu un des anciens de Taylor  aurait prît le commandement d’une force de défense afin d’endiguer l’épidémie, nos dernières infos datent de ce matin, et le comté de Nimba qui était déjà secoué par la guérilla rebelle doit en plus faire face à des inondations de boue, alors cette épidémie risque de plonger dans le chaos très rapidement ! » Les traits du visage du colonel s’étaient tendus, Abernathy lui fît un sourire rassurant «  Ne t’inquiète pas Daniel, je fais comme d’habitude, je rentre et je ressors aussi vite, on ne traîne pas dans les villages et les zones sous contrôle militaire, on file droit sur les gorges du Nuon et le Nimba c’est là que l’équipe d’archéologues à été victime de l’épidémie ». Le colonel Français démarra le VBL et s’engagea dans la base militaire « Enfin, tu sais qu’en cas de besoin, je peux agir sous 40minutes ! ».
A 12h00 l’hélicoptère Cougar était prêt à décoller et n’attendait plus que les passagers qui se restauraient au mess de la base en compagnie du colonel Jaunin et d’officiers Français. A 12h26 sous des bourrasques de vent mêlées de pluie, un VBL amenait les passager jusqu’à l’hélicoptère qui fût autorisé à décoller quelques minutes plus tard.
Après prés de deux de vol au milieu des intempéries, le Cougar se posa sur la piste de terre rouge de l’aéroport de Saniquellie, une piste de terre rouge noyée sous des nappes d’eau.
Ici aussi les pluies diluviennes n’avaient pas cessées depuis plusieurs mois, et la terre semblait vomir toute cette eau comme un noyé essaierait de recracher l’eau qu’il l’empêche de respirer.

Alors que l’hélicoptère se posait, des véhicules militaires arrivèrent à toute vitesse en faisant exploser les mares d’eau en gerbes d’eau couleur ocre, ils se stationnèrent juste à côté de l’hélicoptère et depuis les hublots de l’hélicoptère Abernathy et l’équipe de médecin pouvaient voir le comité d’accueil composé de trois Land Rover équipées chacune d’une tourelle de mitrailleuse M60 à laquelle était fermement agrippée un soldat Libérien qui malgré son poncho était trempé de la tête aux pieds.
Le pilote de l’hélicoptère lâcha un "bienvenu au Liberia" des plus sarcastiques dans les casques des passagers tandis qu’un soldat Français ouvrait les portes latérales de l’hélicoptère.

Devant l’hélicoptère, attendait sous la pluie une poignée de militaires Libériens tenaient des parapluies abritant un homme habillé d’un costume de coton blanc et d’une paire de lunettes fumées, ce, malgré la pluie et une température avoisinant les 13°C. A l’approche d’Abernathy et de Hawthorne, le visage de l’homme marqua un sourire sans âme « Je suis le commandant Yacubu, commandant en chef du comté de Nimba, nous allons nous abriter, mes hommes vont vous amener jusqu’à ma demeure ». Sans même lui laisser le temps de continuer Abernathy s’avança «  Commandant nous sommes tous conscients du peu de temps qui nous es impartis pour tenter de stopper cette épidémie, mon équipe et moi désirons nous rendre sur zone le plus vite possible ! ». Comme piqué au vif, le commandant Libérien resta silencieux et fixa le colonel Abernathy, comme si il cherchait une réponse cinglante, son visage esquissa un sourire froid «  Oui c’est évident, montez dans ma voiture je vous dirais pendant le trajet ce que vous avez à savoir » se tournant vers ses hommes il leur ordonna en Bassa de rapidement décharger les caisses de matériel. Alors qu’il montait avec le colonel Yacubu, Abernathy fît signe à Daniel Messner, le lieutenant du Seal affecté à la sécurité de la mission de superviser le déchargement des caisses, surtout afin d’éviter que les militaires Libériens ne fouillent les caisses et ne s’emparent d’équipements médicaux ou de médicaments.

Hawthorne monta avec Abernathy à l’arrière du Land Rover de Yacubu,  tandis que Vanbiervelt et Walker s’installaient à bord du second véhicule. Le conducteur fila sur la piste boueuse et se dirigea en direction d’un ilot d’hélicoptères MI-17 et MI-24D qui était surveillés par de nombreux militaires et véhicules.
Dans le véhicule Yacubu tout en regardant la pluie couler sur les vitres du Land Rover, faisait un état des lieux de la situation : « Une zone de quarantaine à été établis sur une distance de 100 kms autour de ce que vous, les médecins, vous appelez le point 0. Personne ne peut y entrer ou en sortir sans l’accord des forces en place, c’est le colonel Botulu qui est en charge de la sécurité du périmètre et c’est à lui que vous devrez obéir sur place. Il y à aussi un médecin de notre service de soins des armées, le colonel Wambui qui est sur place et s’assure de la sécurité de mes hommes.
Un hélicoptère vous amènera jusqu’à la bordure de la zone de quarantaine, nous n’irons pas au-delà. Si vous devez monter jusque sur les flancs du Nimba pour vous rendre sur le site d’Ongalla Tu et retrouver les archéologues de Nicholson, vous le ferez seuls. Botulu vous cédera des véhicules mais pas d’hommes ! Je vous rappelle que la zone est interdite et que si l’un d’entre vous présente des signes de la maladie, aucun d’entre vous ne sortira de la zone de quarantaine ! » Hawthorne pressé d’avoir des informations concernant l’épidémie levait la main vers Yacubu comme pour lui demander l’autorisation de parler,  Yacubu se tût. Hawthorne posa alors de nombreuses questions sur les informations éventuelles qui avaient pût être recueillies sur place par le colonel Wambui, sur la progression de l’épidémie, sur les premiers cas ayant amenés le virus dans les villages.

Le véhicule s’arrêta devant les hélicoptères « Vous en savez autant que moi, dans l’heure qui suit la contamination, la zone infectée se cyanose tandis que la blessure semble se cicatriser, dans les 6 heures qui suivent, des fièvres élevées, des nausées et des douleurs musculaires aiguës. Enfin dans les 10 heures qui suivent une fièvre qui augmente entre 40 et 42°C, des périodes de délire, des hémorragies conjonctivales, vomissements et intenses douleurs abdominales.
12 heures après la contamination, apparaît une paraplégie totale et une fièvre hémorragique avec syndrome rénal, diarrhée et détresse respiratoire, les patients plongent dans le coma 16 a 18 h00 après la contamination et pour l’instant. Le colonel Wambui m’informait ce matin que 5 patients étaient décédés cette nuit dans son campement. Nous savons que le plus proche village de John town est infecté, il est sur la piste menant jusque les gorges du Nuon et Ongalla Tu, il y à 7  autres villages le long de cette piste. Mais nous n’avons pas d’informations à l’heure actuelle et je refuse d’envoyer des hélicoptères sur zone car,  vous le savez, cette zone est sous contrôle rebelle et je n’ais pas envie de perdre des hélicoptères ou de mettre votre propre vie en danger ». Sourire froid et poignée de main ferme « Vous comprendrez que je ne sorte pas du véhicule » lance alors Yacubu. Hawthorne et Abernathy sortent de la voiture et sont immédiatement noyés par la pluie froide qui tombe sans discontinuer.  Walker et Vanbiervelt sont déjà à bord de l’hélicoptère et attendent le reste de l’équipe, il faudra encore un bon quart d’heure pour que les caisses de matériel soient embarquées sous le regard de Messner. Montant le dernier, à bord de l’hélicoptère, le Seal s’approche alors d’Abernathy « tout s’est bien passé mon colonel ».

Une heure et demie plus tard l’hélicoptère MI-17 se posa au milieu d’une savane de hautes herbes détrempées, la pluie avait cessé et quelques pales rayons de soleil sans chaleur éclairaient les plaines herbeuses où était dressé un camp militaire de même que de nombreux véhicules et chars.
Les chars étaient disposés pour former une ligne de défense, tous les canons étaient braqués vers un village qui se trouvait à moins d’un kilomètre. Autour des chars et des véhicules les soldats s’affairaient à dresser des barrières de barbelés, à creuser des  fossés et  à lever des remblais de terre, tandis que d’autres surveillaient la piste inondée et le village.
Messner et Abernathy demandèrent aux médecins du CDC de les laisser prendre le contrôle des discussions avec Botulu. Personne ne venant les aider à décharger leurs matériels, Messner et Walker, aidés de Vanbiervelt déchargèrent les caisses, tandis que Abernathy et hawthorne se dirigeaient vers le campement de tentes et ce qui semblait être le PC de ce camp.
A quelques centaines de mètres de la ligne de défense, des civils venant probablement du village de John Town s'avançaient vers le camp de l'eau jusqu'aux cuisses tout en criant et en levant les bras.

Liberia- Comté de Nimba - John Town- 22 Juin 2012 
ligne de défense sous le contrôle du colonel Botulu
Marijke Vanbiervelt sursauta de surprise et de peur quand les rafales de fusils mitrailleurs claquèrent. Walker plongea vers Marijke et la tira à l’arrière de l’hélicoptère pour la protéger, Messner quant à lui faisait preuve de calme et semblait avoir directement compris l’objet des tirs.
Sur la ligne de défense qui entourait le village de John Town, les soldats Nigeriens venaient d’ouvrir le feu sans sommations sur les civils qui s’étaient approchés trop prés de la ligne de défense. Les civils furent tous abattus par les rafales d’armes à feu, ceux qui étaient plus loin s’enfuirent en hurlant vers le village.
Hawthorne sortît en courant de la tente du colonel Botulu, suivi d’Abernathy et du colonel Botulu « Non ! Non !! Vous ne pouvez pas faire ça ! C’est monstrueux !! Vous êtes fou !! » Hurlait Hawthorne en regardant l’exécution. Abernathy l’avait suivi et lui attrapa le bras en lui chuchotant «  taisez-vous ! Si vous voulez que nous puissions aller plus loin ! Tous ces gens là sont déjà morts ! ». Botulu s’approcha en se servant de son parapluie comme d’une canne qu’il enfonça dans la terre détrempée « écoutez votre ami monsieur Hawthorne ! Je dois contenir une épidémie dans des terres contrôlées par les rebelles et je ne prendrais aucun risque, les gens de ce village ont été prévenus, c’est moi qui dirige ici et j’ai le droit de vie et de mort sur qui je veux ! » La grosse voix au ton désinvolte du colonel Botulu était empreinte d’une menace à peine voilée, Abernathy se tourna vers lui «  Nous avons saisi toute l’importance de votre mission Colonel et nous vous remercions de l’aide que vous nous apportez, montrez nous les deux véhicules que vous nous vendez et nous ne perdrons pas de temps. » Hawthorne s’était éloigné et avait rejoint le reste de l’équipe qui venait de terminer le déchargement des caisses de matériel.
Marijke s’approcha de lui « Mon dieu Nathan !! Ils ont massacrés tous ces gens !! » Hawthorne la serra contre lui «Ils ont peur ! Leur colonel est un sauvage qui à déjà décidé de raser ce village, quand à leur soi disant colonel Wambui c’est un abruti qui n’as rien de plus à nous apprendre que ce que nous savons déjà » Walker s’approcha «  et les corps, vous avez vus les corps ?? » Hawthorne secoua la tête négativement «  Non Wambui les a fait brûlés ce matin » puis se retournant pour regarder Abernathy qui discutait encore avec le colonel Botulu à quelques centaines de mètres « il à bien voulu nous vendre les deux volkswagen qui sont là bas et accepte de nous laisser passer la ligne de défense ».
Abernathy venait de serrer la main de Botulu, il rejoint Messner et lui demanda de ramener les deux 4x4 afin que les caisses soient chargées, il s’approcha alors des médecins du CDC « Docteur Hawthorne, la prochaine fois abstenez vous de commentaires ! Cet homme là est un psychopathe et vous l’avez juste mis un peu plus sur les nerfs » Hawthorne secouait la tête « Mais ! Mais !! Ils n’ont pas le droit de tuer des… » Abernathy restait calme « Nous sommes en Afrique ! Au Nigeria ! Réveillez vous ! Nous allons entrer dans John Town et suivre notre route jusque Ongalla Tu, et je peux vous assurer que si nous sommes obligés de revenir par cette route, Botulu se feras un plaisir de nous considérer comme contaminés » sa voix était dure et tranchante, personne ne releva.
Messner venait de ramener les deux véhicules et les médecins chargeaient déjà les caisses, Abernathy vint à sa rencontre comme pour attendre son verdict, «  elles sont pas de première jeunesse mais elles feront l’affaire mon Colonel, nous avons deux jerricans d’essence, on devrait pas avoir de problèmes ».
Un quart d’heure plus tard les deux véhicules étaient en route, Botulu salua d’un grand sourire l’équipée de médecin en s’attardant sur la jeune Marijke, les soldats dégagèrent un camion de transport de troupes et ouvrirent la piste vers John Town, Messner conduisait le véhicule de tête avec Abernathy à son bord et le gros des caisses de matériel, suivait le second 4x4 conduit par Walker avec Marijke et Hawthorne à bord.
Les véhicules s’enfoncèrent rapidement dans la savane devenue un véritable marécage, derrière eux la ligne de défense s’était refermée et Marijke regardait toutes les armes braqués vers eux : fusils, canons et mitrailleuses, elle vît les cadavres des civils flottants dans les eaux rougies par le sang et n’arrivait pas à appréhender le courage qu’il fallait pour oser s’approcher. Le courage ou bien la peur de ce que cherchaient à fuir ces gens pensa t’elle.

Les 4x4  s’étaient arrêtés avant le village, Messner s’était levé pour hurler en Anglais et en Mendé aux civils de ne pas approcher. Rapidement tous s’équipèrent des combinaisons de protection bactériologiques P5 qui étaient dans les caisses, Messner ajusta un holster et un pistolet sous les regards surpris des médecins, « c’est pour votre sécurité » dit alors Abernathy « tout comme les combinaisons tant que nous ne savons rien sur ce virus », les véhicules entrèrent au ralenti dans le village.
Déjà des villageois s’approchaient implorants, suppliants en larmes, une femme tendait son bébé aux médecins comme pour qu’ils l’emportent loin du village, d’autres restent devant leurs maisons visiblement terrifiés, d’autres encore sont agenouillés et en prière.
Un groupe d’hommes s’avance alors, ils sont armés de machettes, de haches et de fusils et accompagnent un vieil homme, tous s’approchent des véhicules. Sans attendre, Messner descend et braque son arme en faisant signe aux hommes de rester calme. Le vieil homme lèves les mains en signe de paix «  Je Papa Atto, chef village ici ! » dit-il dans un anglais assez laborieux «  pas mauvais homme ! Vous voir malades ? » Disant cela il indique du doigt une maison qui se trouve au bout du village un peu à l’écart et fait signe au groupe de le suivre.
 
Hawthorne et Vanbiervelt emboîte le pas du vieil homme suivis par Abernathy qui ajuste aussi un holster tandis que Messner et Walker restent aux véhicules.
L’un des hommes armés ouvre la porte cadenassée de la maison, il fait glisser la chaîne et ouvre la porte, la laissant grande ouverte devant les médecins.
En entrant dans la maison abandonnée, les médecins découvrent 7 patients à peine conscients, tous sont allongés sur de vieux matelas sales et humides posés à même le sol. Les murs et le sol sont humides et l’atmosphère de la maison est froide, le vieil homme se tient sur devant l’entrée tandis que les hommes armés qui l’accompagnent ne sont pas entrés, Hawthorne pose tout un tas de questions au vieil homme « Quand sont-ils tombés malades ?  Qui est le premier malade ? Qui s’occupent d’eux ? » Le vieil homme ne comprends pas tout et essaie de répondre du mieux qu’il peut « Personne...Pas occupé…dangereux ».
Vanbiervelt s’est accroupie prés d’une malade, une femme, une rapide prise de température indique 40°C et des tremblements violents, le médecin tente de plier les bras de la malade mais cela s’avère impossible sans causer une fracture, la femme gémît de douleur et ses yeux saignent, Marijke aperçoit alors la blessure sur son bras droit, une morsure, une morsure assez large, elle montre la blessure à Abernathy «  On dirait une mâchoire humaine ? Un enfant ?? ». Le médecin Vanbiervelt examine la blessure qui lui semble étonnamment propre, elle semble avoir été faite il y à quelques jours, alors que selon les dires du vieil homme personne n’a soigné la femme. La bouche humaine est un foyer à bactéries, alors si personne n’avait nettoyée la plaie pourquoi n’était elle pas infectée.
Abernathy se lève et rejoint Hawthorne qui fait le tour des autres malades, tous sont dans le même état : une autre femme à été mordu à l’épaule, une troisième, une jeune fille de moins de 20 ans à été mordu à la poitrine, enfin 4 hommes adultes mordus soit à la main, au bras ou à l’avant bras, l’un d’eux porte même plusieurs morsures à la cheville et au mollet, revenant vers le vieil homme « Qui ? Qui les a mordus ? ».
Devant la maison Messner et Walker viennent de garer les véhicules et Walker entre dans la maison, Vanbiervelt termine les prélèvements de sang qu’elle lui tend « Mets en route les tests ! Qu’on sache vite si on a une concordance avec de l’Ebola ou du Marburg » Walker ressors et ouvre directement les caisses abritant le matériel d’analyses.
Le vieil homme semble inquiet quand il voit les médecins rester dans la maison «  Sortir...Danger...Pas resté ! ».  Abernathy revient à la charge «  Qui ? Qui les a mordus ? ». Le vieil homme comme simple réponse lui fait signe de le suivre et lui montre en face un vieux garage en tôles à l’abandon, la seule porte est un volet roulant métallique fermé qui à été bloqué par une barre d’acier comme si on voulait empêcher quelqu’un de sortir, les hommes armés regardent le garage avec crainte tandis que le vieil homme amène Abernathy et Hawthorne au garage et leur indiquent une ouverture pas plus grande que la main par laquelle il peut regarder.
Après un bref coup d’œil par l’ouverture, Abernathy fait un signe à Messner qui sort un fusil M4 d’une caisse et le charge avant de s’approcher aussi du garage.
 Le vieil homme ouvre le cadenas et des hommes armés se tiennent prés du volet roulant sur leurs gardes comme si ils s’attendaient à voir bondir un animal dangereux, l’un d’eux remonte le volet roulant.
Entravé sur le sol de béton mouillé du garage est allongé un garçon d’une douzaine d’années, ses poignets et ses pieds sont ligotés avec du film d’emballage plastique, de la corde et du scotch, probablement tout ce que les villageois avaient sous la main pour l’entraver.
La peau du gamin est sévèrement écorchée au niveau des liens, mais il n’a aucune trace de sang. Ni sur ses autres blessures, ni sur les entailles qui lui zèbrent les cuisses, ni même sur les moignons de ses doigts de pieds. Un bâillon serré étouffe ses gémissements, mais il est évident qu’il grogne et feule comme un animal. Son regard semble fou, ses yeux sont écarquillés et profondément enfoncés dans les orbites et suivent les médecins sans les lâcher, comme pourrait le faire un prédateur.
Par les radios intégrées aux casques Hawthorne appela Vanbiervelt  à venir les rejoindre, Hawthorne  semblait très intrigué par l’état du garçon, il enleva un gant de sa combinaison «  Mais vous êtes cinglé ! Hurla Abernathy à travers son casque ! Remettez ça tout de suite !! » Comme si il n’écoutait pas Hawthorne toucha la peau du gamin, lui prenant le pouls au dessus de poignet.
La peau était froide, grise, aussi froide que le béton sur lequel le gamin était allongé, Hawthorne ne trouvait ni pouls, ni rythme cardiaque, il s’y reprit à plusieurs fois, mais le résultat était toujours le même. Hawthorne devait faire attention car le gamin était très agressif, il ruait et tentait de se détacher, jetant sa tête pour essayer de happer et de mordre les bras du médecin malgré le bâillon.
Messner braquait son M4 vers la tête de l’enfant tandis qu’Abernathy en venait aux mêmes constatations médicales qu’Hawthorne, il murmure dans son casque mais la radio transmet à toute l’équipe « Mon dieu ce gamin est mort ! ». Dehors le vieil homme et les villageois armés semblaient très nerveux, Marijke entra alors dans le garage « Qu’est ce que vous dites ? Mort ? ». Les mouvements du gamin devenaient très violents, Hawthorne devait le maintenir de force en appuyant avec son genou sur le bras pendant qu’il lui faisait un prélèvement sanguin. Ce qui était prélevé dans la seringue n’était qu’une sorte de matière brune et visqueuse, cela avait été du sang vivant mais ce ne l’était plus.
 « Faites vite docteur, il n’as pas l’air d’aimer ça » lance Messner d’une voix tendue et nerveuse. Et puis soudain, l’horreur ! Le garçon se débat tellement que l’on entend distinctement l’os qui craque, l’os de son bras gauche, juste avant que les pointes crayeuses du radius et du cubitus ne déchirent la chair grise du gamin !! Hawthorne pousse un hurlement de surprise et fait un bond en arrière qui le fait tomber à la renverse, Abernathy recule surpris, Hurlements de Marijke, même Messner à un mouvement de recul. Le garçon lui ne semble même pas avoir remarqué sa blessure.
Tous se sont écartés du gamin entravé, même à l’extérieur du garage les villageois armés ont reculés de plusieurs mètres. Le garçon se tord en direction du docteur Hawthorne au sol à côté de lui et qui tente de se redresser avec sa combinaison P5 qui l’encombre. Sous le mouvement, le bras brisé se déchire, chairs et muscles se séparent en longs filaments, pour ne finalement laisser qu’un moignon, une fois son bras libéré mais toujours attaché à sa main gauche arrachée, il se met à ramper vers Hawthorne en grognant, hurlant et bavant un liquide noirâtre, Hawthorne est comme paralysé de terreur et n’arrive plus à bouger.
A l’extérieur du garage les villageois s’éloignent en courant, paniqués. Marijke sort en courant du garage et s’effondre à genoux sur le sol boueux.
Messner colle le canon sur la tête du gamin et d’un seul coup de feu atténué par le silencieux il fait exploser la tête du gamin, qui se répand en humeurs visqueuses sur le béton humide.

Rapidement Abernathy et Messner font sortir Hawthorne qui a vomi de dégout dans sa combinaison « Me faites plus jamais un coup pareil docteur, ou je vous flingue moi-même ! » lui lance Abernathy encore sous le choc de la scène cauchemardesque.
Le vieil homme papa Atto s’approche alors et s’adresse à eux en Mendé, avec un ton agressif, seul Messner qui comprend le Mendé lui répond dans la même langue. Le vieil homme s’éloigne alors vers le groupe de villageois armés en s’adressant à eux.
Abernathy venait de redresser Hawthorne « Nous n’allons peut être pas rester ici ? Allez dépêchez de monter en voitures » se tournant vers Messner «  qu’a t’il dit ?? » « Il a dit que c’était un châtiment, il à dit quelque chose comme la malédiction d’Ongalla Tu ! » lui répondit Messner alors qu’il calait sa M4 dans le 4x4  avant de démarrer le véhicule.

Alors que les deux 4x4 s’éloignaient du village en suivant la piste vers les gorges du Nuon, les villageois mettaient le feu à la maison qui abritait les 7 malades, une fumée noire monta rapidement du village de John Town.

Liberia- Comté de Nimba-22 Juin 2012 
Dans la zone Interdite.
Marijke était encore secouée par la vision d’horreur dans le garage condamné, elle s’accrochait aux harnais à l’arrière du 4X4 ballotée et secouée dans tous les sens au milieu des cahots du véhicule et surveillait le moindre répit dans l’état de la piste pour vomir son déjeuner pris quelques heures plus tôt à la base Française de côte d’Ivoire. Hawthorne tentait de la réconforter, mais même lui n’arrêtait pas de se retourner vers Walker sans cesser de répéter «  Mais tu l’as bien vus toi ici ! Ce gamin il est mort ! Non mais ce n’est pas possible !! » Et de gesticuler tout en repensant aux symptômes, à son diagnostique et à sa propre analyse du virus et puis lui venait de multiples idées et questions «Tu as déjà lancés les analyses sanguines ? Tu as bien gardé les prélèvements dans des coffrets de transport ? ». Les regards d’Eamonn et de Nathan Hawthorne se croisèrent, bien sûr qu’il l’avait fait, bien sûr qu’il avait doublé toutes les analyses sanguines, bien sûr, c’était Eamonn après 12 années de travail en commun, il savait qu’il pouvait avoir pleine confiance dans son boulot. Non c’était juste une manière pour Hawthorne de se raccrocher à un contexte technique et des procédures calibrées et maîtrisées afin de lutter contre la terreur qu’il sentait poindre au plus profond de lui.
Ce gamin était mort, il n’avait plus de pouls. Et pourtant il l’avait vu se redresser et se briser le bras pour essayer de l’attraper, et puis il y avait les yeux du gamin, en fait il n’y  avait plus d’âme dans ses yeux, il aurait pût s’agir des yeux d’un requin blanc : vides et sans âme, froids et pleins d’une faim insatiable. A cette image, Hawthorne frissonna et se pencha vers Marijke pour la calmer, serrant la jeune femme médecin contre lui pour lui apporter un peu de réconfort. Eamonn Walker continuait de conduire tant bien que mal le 4X4 dans les profondes ornières pleines d’eau boueuse, il suivait le véhicule de tête dans lequel se trouvait Messner et le colonel Abernathy, Hawthorne aperçût alors des silhouettes dans la savane, des villageois errants qui venaient probablement des villages voisins, c’était le troisième village depuis John Town, et s’ils avaient croisés des villageois jusqu’à présent, ceux-ci étaient restés assez éloignés des véhicules. Là, c’était tout autre chose : le véhicule que conduisait Messner, longeait un village situé à quelques centaines de mètres, et se dirigeait droit vers deux villageois qui bloquaient la piste, tandis que d’autres se rapprochaient de la piste.
Le véhicule de Messner s’arrêta, Walker ralentit, et les cinquante mètres d’écart entre les deux véhicules diminuèrent. Walker hurla en bondissant de surprise sur le siège avant du 4X4 – Son cri de surprise masqua presque les coups de feu.
Devant eux, depuis le véhicule, le colonel Abernathy avait sortit son Colt et abattait d’une simple balle dans la tête les villageois très proches du véhicule, les corps s’effondraient dans la boue comme de vulgaires poupées de chiffons «  Nom de Dieu !! » hoqueta Hawthorne «  Mais que font-ils ? ». Marijke hurlait, effrayée par les exécutions sommaires.
Le véhicule que conduisait Messner bondît alors d’un coup et se lança à toute vitesse vers les deux villageois qui se dressaient sur la piste, et les percuta de plein fouet en les envoyant s’écraser dans la savane boueuse, dégageant par la même la route. Walker qui avait ralentit, avait stoppé le véhicule et restait paralysé de stupéfaction devant la scène qui se déroulait à quelques dizaines de mètres de lui. Autour d’eux des villageois s’étaient déjà rapprochés et c’est là qu’ils comprirent : Lorsqu’ils virent les caricatures mortes vivantes de ceux qui avaient été quelques heures ou quelques jours plus tôt, les habitants du village voisin.
C’est l’appel radio balancé par Messner qui les électrisa, et qui tira Walker de la stupeur dans laquelle il était plongé devant l’horrible spectacle de ces cadavres déchiquetés et pourtant bien en train de se rapprocher du 4X4.
Walker appuya sur l’accélérateur et le 4x4 s’élança dans la mare de boue, propulsant une gerbe d’eau rougeâtre et de boue sur les villageois et le 4x4 sembla s’enfoncer dans le piège boueux tandis que les villageois tendaient déjà des mains vers le véhicule. « Allez !! Dégage nous de là » hurlait Hawthorne à Walker, qui était comme incapable de libérer le 4x4 de sa gangue boueuse «  Veux rien  entendre cette foutue saloperie ! Elle a plus rien sous le capot !!» répondait Walker en même temps qu’il appuyait comme un forcené sur l’accélérateur, tandis que les roues semblaient patiner et s’enfoncer en crachant des gerbes de boue.
Marijke s’était recroquevillée, en hurlant, contre le siège de Walker, car déjà les bras d’un villageois contaminé, tentaient de la happer et fouettaient l’air devant elle.
Des coups de feu claquèrent de nouveau. La tête du villageois explosa comme un fruit trop mûr. Son corps dandina et s’effondra à côté du 4x4. De nouveaux coups de feu et des sifflements venaient faucher les villageois les plus proches du véhicule.
C’était Messner : leur 4x4 était stationné quelques centaines de mètres en avant, et lui était monté sur le toit du véhicule et était en train d’aligner les contaminés dans le viseur de sa lunette de M4. Il les descendait l’un après l’autre.
D’un coup le 4x4 vw183 s’arracha à la fange boueuse, s’éloignant des contaminés. 
Les deux véhicules se retrouvèrent quelques minutes plus tard, loin des contaminés. Il fût décidé qu’ils n’approcheraient plus d’aucuns villages et qu’ils éviteraient à l’avenir tout contact avec des villageois même solitaires. Messner apporta même des Revolver Colt 45  à chacun des médecins, en leu indiquant bien de ne pas hésiter à s’en servir si ils étaient en danger face à des contaminés.
C’est sous une pluie drue que les deux véhicules reprirent leur route vers les reliefs du mont Nimba et les gorges encaissées abritant le site archéologique connu sous le nom d’Ongalla Tu.
Liberia - Quelque part dans le comté de Nimba - 23 Juin 2012  
  Gorges du Nuon - Ongalla Tu   

La suite..... Bientôt .....
"L’ÎLE NOIRE"
Flash spécial d'informations - CN8 News
25 Septembre 2012 - 6H35

      

"C'est ce matin à 4H00 que le CVN76 - Ronald Reagan à quitté Norfolk en compagnie de son escadre navale composée de 6 navires. On compte aussi parmi ces navires, le destroyer Uss Paul Hamilton et l'Uss Decatur, deux contre torpilleurs, un croiseur de classe Ticonderoga et deux frégates, de source officieuse il semblerait qu'au moins deux sous marins nucléaires accompagnent la flotte. 

"Cette opération nom de code Valliant Shield est restée totalement secrète, elle aurait été planifiée de longue date et aurait été repoussée en raison du raz de marée cataclysmique qui à touché notre pays et tout l'extrême orient entre le 11 et le 13 Septembre et de l'état d'urgence de la nation. Les informations qui nous indiquaient dans un premier temps une opération de secours et de soutien aux pays d'Asie et de l'Océan Indien, qui ont subis, je vous le rappelle de plein fouet la première vague du raz de marée le 11 Septembre causant plusieurs millions de morts à travers tous les pays jusque sur la côte orientale Africaine. 
Ces informations, comme je vous le disais, semblent être fausses, d'une source militaire officielle  qui a désiré rester anonyme, cette opération serait une vaste opération militaire menée conjointement avec d'autres nations. Opération, à laquelle de nombreuses personnalités scientifiques de domaines très variés auraient été "conviées" sous le sceau secret d'état ! 
Faut-il faire le rapprochement avec les fuites au plus haut sommet du Pentagone du mois de Juin concernant l'opération " Black Rock" et l'émergence des deux îles: celle du Pacifique Sud à la couleur noire et celle au Sud de la côte du Japon? Ces deux îles qui lors de leur émergence ont causé ces dernières semaines les terribles séismes catastrophiques qui ont engendrés le raz de marée du 11 Septembre et la mort de millions de personnes ? Faut-il y voir un rapport avec les nombreuses disparitions de navires de ces derniers mois et les multitudes d'images aberrantes, de témoignages de créatures marines aperçues à travers le monde ? Pourquoi aucunes informations n'as été donné concernant cette opération et pourquoi cette mission ? Sommes-nous la proie d'un envahisseur ?  Sommes-nous en guerre ?".
L'incompréhension et la peur se lisent sur le visage de la journaliste Jessie Gilmore, des larmes coulent, le caméraman coupe la séquence. Retour au direct du studio de Channel 8.

QUELQUE PART AU LARGE DE NORFOLK
le 25 Septembre 2012 - 5h53

L'Océan est démonté, des vagues de plusieurs dizaines de mètres viennent à l'assaut des navires, comme si l'océan lui même se joignait à la météo pour ralentir les navires. La météo est exécrable, depuis hier dans la soirée, les vents tourbillonnent et une pluie glacée mêlée de neige tombe sans discontinuer. 
A bord du Ronald Reagan, tous savent maintenant que ce regroupement de civils, de spécialistes scientifiques à une force militaire importante, est une opération d‘envergure probablement liée aux terribles cataclysmes qui se sont abattus dans le pacifique Sud suite à l'émergence de cette nouvelle île appelée "l'île Noire" et de l'île qui est apparue au sud des îles Mariana.
Dans la nuit noire, un ballet d’hélicoptères incessant amène encore des nouveaux venus, des scientifiques, des paléontologues, des géologues, des physiciens nucléaires, des ingénieurs civils qui ont ratés l'embarquement. C'est vrai l'opération était prévue, mais le terrible raz de marée qui à balayé une partie du monde et à touché la Californie à repoussée l'opération principale. Et puis le 23 Septembre des informations classées haute priorité défense sont arrivées depuis le commandement et toute la base de Norfolk est passée en Defcon 1. L'opération "Valliant Shield" à été réactivée et il a fallût très rapidement retrouver et ramener à bord tout les spécialistes.

A chaque atterrissage sur le pont d'envol de nouveaux groupes de quelques civils sont débarqués, bien que depuis une heure maintenant le ballet d'hélicoptères soit moins dense et que parfois juste un seul civil totalement perdu et hagard en descende, et à chaque atterrissage, l'accueil est le même: les civils sont guidés par les militaires en armes.
« Attention, s’il vous plaît, veuillez traverser le pont et gagner directement l’entrepont B en suivant les indications de vos guides, veuillez déposer vos téléphones cellulaires et tous vos matériels de prise de vue, je répète téléphones , caméras et appareils photos sont interdits sur ce navire veuillez les déposer ici avant d’entrer ».
Guidés jusque la première salle, où des soldats filtrent les sacs, valises et fouillent les nouveaux venus. Tous les appareils sont déposés dans des paniers, numérotés et étiquettes du nom de leur propriétaire, certains se plaignent mais leurs protestations sont molles face à ce déploiement militaire et à la surprise.
Un café leur est servis avec un muffin tiède «Un briefing va être organisé d’ici quelques instants à 6h00 dans la salle des opérations navales ».
Rapidement guidés dans les coursives, les nouveaux venus rejoignent une grande salle de briefing où déjà se tiennent serrés les unes contres les autres prés d'une soixantaine de personnes, toutes ont l'air d'être des civils, le regard surpris, perdus, hagards ou offusqués, il règne un brouhaha de fond des discussions entre les personnes présentes. 
Au fond de la salle, plusieurs militaires et officiels silencieux en tenue de camouflage sont présents au pupitre devant un écran géant qui couvre le mur derrière eux.
Un des officiers du grade de capitaine s'avance alors au pupitre et le brouhaha baisse même si l'auditoire met un moment à se taire.
« Mesdames !! Messieurs!! Nous vous demandons maintenant le plus grand silence, cette pièce n’étant pas faite pour accueillir autant de personnes, nous laisserons la parole pour des questions après le briefing, merci de faire le silence ! Je suis le capitaine Grant et malgré la manière un peu brusque par laquelle vous êtes arrivés à bord, je vous souhaite la bienvenue. »
Il fait signe à un des militaires prés de lui qui vient éteindre la lumière dans la salle, qui plonge dans l'obscurité.
 « Voici ce qui à été la cause de la plus terrible des catastrophes qui a ravagé la Terre voilà 15 jours. L’émergence de deux îles aux points suivants: 48°50’S 123°20’W précédemment connu comme le Point Nemo et 24°25'N 123°01' E non loin du site des ruines de L'île de Yonaguni.
Nous suivions l’émergence de ces îles depuis le mois de Mai où elles avaient commencés de lents mouvements d'émersion après les premiers séismes du printemps, mouvements qui étaient la cause des séismes qui nous ont touchés de nombreux pays depuis le début de l'année."
L'écran géant montre des images satellites, des deux parties du monde avec des zooms au mètre près.
"Par satellite dans un premier temps et par de nombreux survols et recueils d'informations physiques, topographiques et photogrammétriques. En Mai, un sous marin s'est rendu sur place et une équipe du Seal à été envoyée sur l'île avec une mission de prélèvements sur la partie émergée et de contrôles de données et de mesures qui semblaient étranges et incohérentes depuis nos satellites."
Sur l’écran géant au fond de la salle, les images filmées ou les photos se succèdent créant rapidement un trouble de surprise dans l’auditoire puis instaurant un silence pesant et une peur presque tangible dans la salle de briefing.

 

Les images dévoilent des Ruines titanesques, une seule évidence jaillie à l’esprit des spectateurs, telle une gifle glacée, c’est que ces constructions non rien d'humaines. Des photos ont été prises autour de l’île depuis le sous marin, mais aussi sous l'eau par des plongeurs et sur l'île.
Des photos dévoilant des architectures inconnues qui ne semblent pas correspondre a une culture antique connue, le plus effarant étant cette sorte de construction d’aspect pyramidale, gigantesque mesurant prés de Un km de haut selon les mesures extrapolées suite à des calculs sur les photos prises par les militaires.
On y voit des militaires qui filment les constructions aux formes tordues, sans géométrie connue, sans lignes droites aux formes non euclidiennes, on voit des fresques immenses sculptées dans l'étrange pierre de couleur noire.
Les fresques s’étendent sur des centaines de mètres, d’étranges motifs sculptés mélange de créatures mythologiques, des motifs batraciens et ichtyques.  
Dans l'esprit des scientifiques les idées se bousculent, les théories s'entrechoquent et tous imaginent déjà le nombre d'années de travail qu'il faudra pour tout photographier, cartographier, référencer, analyser. Dans toutes les bouches les même murmures: les noms des nations mythiques de l'Atlantide et de Mû.
  

l'île noire et au premier plan le porte avion CVN76.

« Les prélèvements qui ont été effectués en Mai, ont pût être datés et portent à plusieurs centaines de millions d’années la datation des constructions, probablement -150 a -200 millions d’années."
murmures et exclamations dans l'auditoire, le capitaine continue sans attendre que le silence revienne " les grilles de comparatifs que nous avons sont inutilisables, nous partons donc de 0 pour toutes les analyses. Cette série de photos-ci ont été prises sur l’île qui est apparue au Sud du Japon, celle dans le Pacifique Sud» 
Dans l'auditoire de spécialistes, certains font déjà des rapprochements avec des fresques de la civilisation khmère, les ruines de Ponape ou celles de l’île de pâques et les divinités polynésiennes et indochinoises. Les travaux du professeur Kimura sur les ruines de Yonaguni. Des débats explosent dans la salle entre les spécialistes qui émettent déjà leurs théories, le capitaine hausse le ton pour reprendre l'auditoire
"Vous pourrez avoir accès à toutes les donnés que nous avons déjà sur le sujet, et sur une découverte similaire ayant été effectuée au Liberia durant le mois de Juin ! " le silence tombe sur la salle: le Liberia, le berceau de l'épidémie Africaine et du virus Morningstar fait frissonner toutes les personnes dans la salle. Le capitaine reprend sûr de son effet sur l'auditoire.
"Chacun dans vos spécialités vous avez été contacté pour travailler sur un domaine particulier, votre agent de liaison vous guidera dans votre groupe d’études. Vous comprendrez aisément pourquoi, l’information n’a pas été divulguée au grand public et nous comptons sur votre entière coopération aux instructions qui vous ont été données sur les non divulgations ou transmissions d’informations vers l’extérieur. »
Le militaire prend un moment tentant de rétablir le calme, dans le public tous échangent sur le sujet protestent contre le secret, demandant le silence, le capitaine conclut « Nous serons sur site dans 10 jours, vous serez encadré par des militaires qui assureront votre sécurité sur l’île, vos agents de liaison vous mettrons en contact après ce briefing »
Question dans le public « assurer notre protection ? Vous vous attendez à ce que les petits hommes verts débarquent ?? Ou bien les mêmes monstres qui ont été soi-disant aperçus ??» Rires tendus dans le public, le militaire «  Non monsieur ! Nous avons établis que la civilisation qui a construit ceci et dessiné ces fresques était probablement aussi sauvage que les fresques nous le dévoilent Il fait un arrêt photo sur une fresque révoltante de créatures immenses ingurgitant des silhouettes ressemblant à des êtres humains par centaines « mais aussi qu’aucun des membres de la première équipe qui s’est rendu sur cette île n’en est revenu sain d’esprit ! » trouble et silence dans l’assistance, des questions fusent, on sent l’incrédulité mais aussi la peur « vous serez briefez et porterez des combinaisons de protection pour milieu hostile, nous ferons un dernier briefing avant le débarquement merci ».


OCÉAN PACIFIQUE - COORDONNÉES: 48°27’S 120°28’W  
5 Octobre 2012 - 11h21 GMT.



Assis à son bureau, le commandant de bord avait les yeux sur la pile de dossiers que lui avait remis le médecin de bord, il venait d’ouvrir un nouveau dossier, son regard s’attarda sur le nom du patient :   caporal Patrick Delaware «hé, ce gars porte le nom de l’état où je suis né » s’égara t’il à penser. Comme pour se concentrer il enleva ses lunettes et se massa les tempes  de ses deux mains tout en lisant le rapport médical, il reprît un autre dossier et feuilleta les tranches de la douzaine de dossiers encore dans la pile.

« Sans compter la bagarre qui s’est déclenchée dans le réfectoire et qui à fait deux blessés légers, ça fait dix nouveaux cas depuis cette nuit, c’est une véritable épidémie » lui dit alors le docteur Kowalski, le colonel Matthews, le responsable de la sécurité à bord, était présent lui aussi dans les quartiers du commandant, il s’approcha du bureau «Et je ne crois pas que cela va se calmer, mon commandant, mes hommes sont appelés de tous les côtés ! Les hommes d’équipage se battent pour un rien, perdent connaissance sans raison ou s’effondrent en larmes, là c’est le troisième incident grave en  moins d’une heure : Wilson s’est ouvert la gorge avec une scie électrique, Beck s’est jeté par-dessus bord depuis le pont d’envol et puis Delaware qui à tenté de se crever les yeux parce qu’il disait ne plus vouloir voir l’île, j’ai reçu des informations sur des comportements similaires de l’équipage sur le Decatur, le Thach et sur le Hamilton »- « Vous avez vu les tests sanguins Commandant » coupa le docteur Kowalski « chez tous les sujets les tests ont révélés la présence d’adrénaline et d’autres hormones généralement libérées sous des contraintes de stress, mais les taux sont particulièrement élevés, ces mêmes patients ne présentaient pas de tels taux lors de la visite de contrôle, avant notre départ ».
Le commandant Symonds «  si je comprends bien, vous êtes en train de me dire tous les deux que mon équipage est en train de devenir dingue, comme ce qui se passe un peu partout sur la planète, mais de manière plus rapide depuis que nous approchons de cette île ! » le docteur Kowalski semblait se mordre les lèvres, comme si il se refusait à dire quelque chose, Symonds lui fît un signe de la tête «  Allez-y Kowalski ! Ce n’est pas le moment de  tourner autour du pot ! ». Le médecin baissa les yeux semblant chercher ses mots, comme si il les jaugeait avant de les dire « messieurs, vous serez surpris d’entendre ce genre de discours dans la bouche d’un scientifique, mais j’ai le sentiment que l’explication de ces phénomènes qui touchent l’équipage se trouve sur cette île, quelque part dans ces ruines monumentales, je la ressens moi-même » il se dirigea vers la carte topographique et montra l’immense construction pyramidale qui semblait trôner au milieu de ruines aux architectures non euclidiennes « Cette  influence nous a tous touchés,  cette nuit j’ai même rêvé de cette île et j’y marchais ou j’y nageais je ne sais plus, et j’entendais comme un appel », le docteur avait le regard perdu dans le vide, comme si il revivait son rêve.
« Vous avez pété un plomb ou quoi Kowalski ? L’équipage est touché par une épidémie inconnue, peut être une drogue et vous allez nous causer d’influences mystiques de ruines qui sont restées sous l’eau des millions d’années !! » Matthews était furieux, se tournant vers le commandant Symonds «  Mon commandant vous n’allez pas croire de telles conneries ? ». Le commandant Symonds s’était levé, il était silencieux, il sort de sous son pull une clef qu’il portait autour du cou et déverrouille la porte de son coffre fort  « Il à raison Allan, j’ai rêvé moi aussi de cette foutue île ! »  il sort du coffre fort un dossier dans une sacoche plastifiée transparente  «  Ceci est la véritable raison de notre présence ici » dit il en sortant le dossier de la pochette étanche «  l’opération Valliant Shield : est une opération militaire internationale, vous le savez, mais ce que vous ne savez pas c’est qu’au moment ou nous parlons une flotte de la même envergure de coalition internationale dirigée par les Français se prépare à attaquer l’île qui à émergée au Sud du Japon, leur boulot est de détruire ce qui y vît ». Le docteur Kowalski  et le colonel Matthews étaient figés comme abasourdis  et incrédules face au discours du commandant  «  Nous aussi nous y allons pour détruire ce qui vît sur cette île ! » il sort alors du dossier des agrandissements de photos sous marines pour la plupart, photos sur lesquelles on peut clairement apercevoir des centaines de grandes créatures humanoïdes aux corps et aux traits physiologiques ressemblant à ceux des poissons. «  Ces informations ont été transmises au cabinet du président,  il y à quelques mois, ces photos quant à elles ont été prises le mois dernier autour de l’île. Elles m’ont été transmises peu de temps avant mon départ. Nous avons pour mission de ramener le plus d’informations possibles sur cette culture,  et les scientifiques à bord effectuerons tous les relevés nécessaires, mais à la moindre présence hostile j’ai ordre d’annihiler tout ce qui se trouve sur cette île ! J’ai déjà entretenu les commandants de la flotte, et tous savent à quoi nous devons nous attendre. »
« Demain matin, à 6 h00, nous mettrons le pied sur cette île maudite, je veux que toutes les unités de sécurité de même que les Seals du capitaine Edelton se tiennent prêts ! Tous les pilotes du commandant Griffin sont déjà en defcon 1. Demain à 18 zéro zéro  je veux que nous ayons quittés cette île et son influence !! »  Le commandant resta silencieux tandis que les deux hommes regardaient les photos des monstrueuses créatures aquatiques.
 « Alors c’est vrai, toutes ces images qu’on a vu sur des films amateurs ces dernières semaines, on croyait qu’il s’agissait de canulars » se hasarda le docteur tout en tenant les photos devant lui «  Ils ne sont peut être pas vindicatifs, pourquoi les attaquer ? Ils ont probablement peur de nous ?» le commandant leva la tête et fît glisser sur le bureau une farde brunâtre vers le docteur   « Tenez !! Lisez ceci, le dossier n’est pas complet, mais vous verrez qu’ils ont toujours étaient là, et surtout, qu’ils n’ont jamais eu peur de nous ! » sur le dossier cartonné était porté le sigle de l’office of naval intelligence et le nom du projet Alliance.
OCEAN PACIFIQUE-COORDONNEES:48°50'S 123°20'W
6 Octobre 2012 - 6h03 GMT.


La flotte était arrivée au large de l’archipel de l’île noire vers 4H45 le matin même, les navires étaient restés  à plusieurs miles de la partie émergée de l’île principale car un véritable dédale  de reliefs sous marins traîtres et peu profonds l’entourait.
Depuis  4H45  toute la flotte était passée en Defcon 1 et à bord des navires régnait une activité intense en vue du débarquement prévue à 6h00, les équipages étaient tous habitués à ses manœuvres opérationnelles, mais là, c’était différent, un extrême tension  était palpable à bord des navires. La peur se lisait dans les yeux des hommes, une peur terrifiante qui prenait les hommes aux tripes et annihilait leur esprit, plusieurs d’entre eux étaient tombés inconscients, d’autres étaient malades, vomissant leur petit déjeuner, certains se terraient dans des recoins en position fœtale et se muraient dans une catatonie profonde. Les services médicaux des navires étaient submergés.

Les autres, ceux qui résistaient ne pouvaient dissimuler leur peur. Depuis que les navires stationnaient au large de l’archipel de petites îles à peine visibles et de cette immense île noire, toutes les tourelles lance missiles, tous les canons des destroyers et des autres navires de la flotte étaient braqués sur l’île monumentale et ses constructions titanesques. Dans les salles d’opérations des navires, des données satellites, des vidéos et des photos prises depuis des Grumman E-2 et des données sous marines envoyées par les sous marins ne cessaient d’affluer sur les écrans de contrôle et dans les pupitres des commandants de bord.
Vers 5H00, après l’annonce de l’arrivée sur l’île noire, beaucoup d’hommes d’équipage et de civils s’étaient pressés sur les bastingages des navires ou sur les pont d’envol des portes avions de la flotte pour apercevoir l’île. Elle ne fût réellement visible que vers 5h45 dans une aube grise, et beaucoup des hommes d’équipage étaient à leur poste en prévision du début de l’opération à 6h00.
A bord du CVN76 Ronald Reagan, ceux qui le pouvaient, tentaient une sortie sur le pont d’envol au milieu des Osprey V22, des Seaknight CH46  et des seahawk SH-60 qui étaient prêts au décollage. Il régnait une activité importante avec  le début de l’embarquement de la première vague de Seals et de scientifiques qui allaient être les premiers à mettre le pied sur l’île noire. Malgré les rappels à l’ordre et l’intervention des équipes de sécurité pour faire dégager les curieux du pont d’envol, plusieurs avaient réussis à passer et découvraient l’île.
Elle était immense, cachée par une nappe d’un épais brouillard dont l’odeur malodorante arrivait jusqu’aux navires. On aurait dît, que l’île voulait rester cachée aux regards des hommes derrière ce nuage de brouillard, mais malgré tout, elle ne pouvait cacher les immenses formes des constructions  profondément non humaines qui dépassaient de plusieurs centaines de mètres la nappe de brouillard, tout comme la construction titanesque qui trônait sur ce qui semblait être le sommet de l’île. On aurait pût dire une sorte de pyramide tronquée,  ou un monolithe aux angles et aux pans non euclidiens, suggérant d’effroyables dimensions aux antipodes des connaissances et des possibilités humaines.  
Depuis les bateaux, pourtant stationnés à plus de 600 mètres de l’île, on pouvait même discerner dans la construction une arche aux formes incroyables, l’arche était couverte d’étranges hiéroglyphes tellement grands qu’ils étaient visibles depuis les navires. On y voyait aussi des fresques immenses aux sculptures laissant deviner des images révoltantes.
A 5h58, depuis plusieurs navires, on pouvait apercevoir des LCAC amphibies et des canots qui se dirigeaient vers l’île, sur les porte-avions, tous les moteurs des pâles d’hélicoptères brassaient l’air à plein régime, les pilotes n’attendaient plus que le feu vert pour l’opération. La tension et l’appréhension étaient à leur maximum, tous avaient l’impression qu’il allait se passer quelque chose, comme si un diable allait sortir de l’île comme il sort de sa boîte, mais rien n’arriva.

 A 6h00, le ballet d’hélicoptères commença depuis les ponts d’envol des porte-avions vers l’île noire, il ne leur faudrait que 3 minutes pour atteindre l’île et déposer les premières équipes.
Tous étaient comme soulagés d’en arriver à cet instant, l’opération en cours agissant comme une sorte de soupape de pression à la tension accumulée depuis plusieurs heures par les hommes. Mais par-dessus tout, tous ressentaient cette aura de terreur parfaitement inexplicable et ce sentiment d’une manifeste malveillance venant de l’île et de son immense construction non humaine.
Dans les minutes qui suivirent, les hélicoptères et les Ospreys disparurent dans la nappe de brouillard et atterrir sur l’île pour déposer  les premiers groupes d’hommes.

Un LCAC amphibie quitte le Uss Wasp.

Plage de pierres noires de l'île.

L'île noire
LE DÉBARQUEMENT  SUR L'ÎLE NOIRE
 Le 6 Octobre 2012 - 07H14 GMT.
Les Seaknights se sont positionnés en vol stationnaire vingt mètres au dessus de l’île. Harnachés, les Seals plongent dans le vide en glissant le long du filin, ils sont les premiers humains à poser le pied sur l’île noire : Le capitaine Edelton et le capitaine Dempsey, deux vétérans d’élite sont en charge de déployer leurs hommes sur le terrain.
Très rapidement, ils prennent position pour sécuriser une aire d’atterrissage pour les hélicoptères et une aire de débarquement pour les LCAC, dans les deux minutes qui suivent une Z.A est ouverte et les premiers hélicoptères déposent les unités de soutien et logistique de même que les scientifiques civils .

Hormis les équipes du  Seal qui se déplacent sur l’île comme sur un terrain opérationnel standard, sans être, semble t’il, affectés par l’atmosphère écrasante et malsaine des ruines, les visiteurs qui débarquent sur l’île restent quelques secondes sans bouger. Tous sont comme paralysés, écrasés par la sensation d’une manifeste malveillance qui est là, tapie, comme un prédateur, comme une araignée au bord de sa toile. Il flotte comme une sensation de danger imminent et de terreur parfaitement inexplicable alors que l’île est maintenant totalement visible avec le jour qui se lève.
Il faut même plusieurs minutes à certains, et un terrible effort de volonté pour surmonter l’affreuse sensation et commencer à se déplacer sur l’île, tous ont la même impression de marcher sur quelque monstre endormi qui pourrait se réveiller au moindre mouvement trop brusque.

 Nachtwey, le célèbre reporter photo  à été choisi pour couvrir toute l’opération et prendre un maximum de clichés sur l’île, il n’est pas le seul, des militaires prennent eux aussi des clichés, d’autres filment les constructions démesurées, la progression des militaires mais aussi les prélèvements effectués  par les civils.
Le sol de l’île est noirâtre, couvert d’une boue benthique et de limons accumulés durant des millions d’années, d’énormes blocs de pierre noire étrangement taillés se dressent tels des haies d’obélisques et mène vers des arches de plus de 800 mètres de haut, arches entourant une construction massive noire ressemblant à une grossière pyramide tronquée mesurant prés de 1 kilomètre de haut. Certaines des arches entourant l’étrange pyramide, sont détruites en partie et envahies par d’immenses filets d’algues brunes putrides.
Les premiers pas sur le sol de l’île inspirent le dégoût à la plupart, la surface de l’île est spongieuse, la boue n’as pas été suffisamment exposé au soleil et n’est pas sèche, elle dégage une brume d’un vert pâle écœurant qui flotte au niveau du sol, pire, malgré leurs bottes et leurs combinaisons beaucoup s’enfoncent jusqu’à mi cuisses, parfois jusqu’à la taille dans cette fange boueuse.  Et puis il y à l’odeur : L’odeur qui traverse les filtres des masques, une odeur écœurante, l’odeur de quelque chose qui est resté longtemps immergé mais aussi l’odeur de quelque chose de putride, presque l’odeur d’un charnier.
Les exhalaisons putrides s’amplifient lorsque les scientifiques nettoient les pierres noires pour en dégager le limon et les algues qui les recouvrent, dégageant ainsi de monstrueux hiéroglyphes et des fresques révoltantes.

Plus loin, les équipes de reconnaissance composées de militaires spécialisés dans le déplacement en montagnes et de Seals gravissent des marches monolithiques aux dimensions titanesques, inconcevables à l’échelle de l’homme mais identifiées comme telles depuis les photos satellites et aériennes. Sur les photos, on voit clairement le dénivelé des marches qui sortent de l’eau et atteignent un promontoire aux tailles titanesques surplombant les eaux de plusieurs centaines de mètres. Le promontoire mène à  l’étrange pyramide de pierre noire tronquée et gardée par des arches de pierre, toutes les dimensions sont clairement inhumaines jamais hommes n’aurait pût construire une telle construction il y à 200 millions d’années, c’est même plus haut que les buildings actuels.
C’est là, qu’ils la trouvent. Tout en haut de l’île, dans la pyramide, une sorte de dalle ou une porte de la même pierre noire, une porte aux dimensions incroyables et inhumaines que l’homme n’aurait jamais pût dresser.
Quelques centaines de mètres en contrebas, les équipes de logistique ont établis le camp de base qui grouille d’une activité très dense : les scientifiques et les militaires y effectuent des prélèvements qu’ils numérotent, classifient et enferment dans des caissons étanches avant de le les embarquer sur les hélicoptères qui effectuent des va et vient depuis les navires dans un véritable ballet aérien. 



l'EVEIL
6 Octobre 2012 - 14h55 GMT
Dans les heures qui avaient suivies le débarquement, nombreux furent les militaires et les scientifiques malades, pris de vertiges, de nausées, s’effondrant inconscients sur le sol boueux ou bien encore, pris de terribles crises de panique et d’appréhension.
Un des LCAC resté sur l’île avait même été transformé dans l’urgence en centre médical où tous les malades étaient recueillis. Dans les deux heures qui suivirent les premiers malades, le LCAC était finalement submergés par les patients.
Le colonel Shiver, un vétéran du corps médical de l’armée,  dirigeait l’unité médicale qui avait été débarqué sur l’île. Il avait déjà travaillé dans des conditions de guerre au milieu de corps déchiquetés, il était formé à reconnaitre les symptômes des attaques chimiques ou bactériologiques, mais, là il ne savait pas. Il ne comprenait pas ce qui touchait les visiteurs de l’île, tous portaient des combinaisons étanches et respiraient grâce à des mélanges oxygénés.

Il avait déjà réclamé à 11H21, un rapatriement sanitaire pour évacuer la trentaine de malades qu’il avait jugé trop affectés ou trop dangereux pour eux-mêmes ou pour les autres. Lui-même se sentait plein d’appréhensions, il avait jugé que cela pouvait être causé par la tension des derniers jours de voyage, l’afflux de malades et le stress, mais il avait aussi remarqué des perturbations de ses sens: la perte de coordination de ses mouvements et même le fil de ses réflexions, il voulait absolument aider ses patients,  mais il se sentait aussi l’envie de les laisser tous crever, même de les tuer… Il tentait de se ressaisir, sûr qu’il s’agissait d’un des symptômes de cette attaque qu’ils subissaient tous.

Vers 13h00, il donna ordre à son second, le capitaine Fergusson de prendre la suite des opérations et alla s’enfermer dans ses quartiers. C’est là, devant le miroir fixé au dessus de son évier, qu’il se trancha la gorge avec son rasoir, s’y reprenant en plusieurs fois pour tailler profondément et trancher les 11 mm de peau et de chair qui  couvrait les artères.

C’est à 13h04 que les sirènes d’alerte des navires hurlèrent. Les marins étaient déjà tous à leur poste
De combat depuis tôt le matin, mais les sirènes indiquaient cette fois une attaque imminente.
Dans les postes de commandement des navires, une tension extrême pouvait se lire sur les visages des hommes d’équipage : des timoniers aux navigateurs, des spécialistes de la détection sonar aux officiers.
Des milliers d’échos sonars en approche rapide avaient été repérés  autour des navires et de l’île, les premiers échos n’avaient pas inquiétés le commandement, pensant qu’il pouvait s’agir de bancs de poissons ou de baleines. Mais, quand le sous marin Uss Missouri disparût des sonars de la flotte, après avoir transmis ses propres données sonars et révélé qu’il s’agissait d’une multitude de créatures de toutes tailles qui remontaient depuis les profondeurs abyssales voisines, il fut évident que la flotte était attaquée.

A 13h11 L’Uss Chicago informa qu’il était au contact et qu’il lançait ses torpilles, et dans les minutes qui suivirent la surface de l’eau autour de l’île et de la flotte de navires explosa dans des gerbes d’eau et d’écume bouillonnantes. Le sous marin menait la bataille sous marine contre la multitude de profonds qui remontaient à la surface.

Et puis l’USS Paul Hamilton, un destroyer de 150 mètres de long et de prés de 9000 tonnes, se souleva par la proue. Une créature aquatique gigantesque, un profond énorme se tenait dessous et le soulevait à bout de bras tout en le couchant pour le faire chavirer, faisant tomber de nombreux marins dans l’eau bouillonnante. Des créatures plus petites tentaient par centaines de monter sur le destroyer.

 Sur les autres navires, le moral des équipages étaient oblitérés face à la puissance de cette créature et la multitude qui sortait des eaux. Déjà d’autres navires étaient abordés par les créatures aquatiques.
Dans un déluge de métal brûlant, toutes les pièces d’artillerie, les mitrailleuses, les canons de 127 mm et les tubes lance torpilles  visaient l’amas de créatures. L’eau devenue rouge de sang explosait en gerbe d’écumes, de vapeur et de morceaux de chairs des créatures et des marins naufragés du destroyer.


Sur l’île noire, les scientifiques et  les militaires encore présents entendaient à peine les explosions, car de derrière les portes monstrueuses de l’immense pyramide résonnaient des bruits de pattes et de tentacules visqueux qui semblaient tâtonner les parois dans d’ignobles bruits de vase et de succions et puis, il y avait aussi ces bruits de  pas lourds qui résonnaient comme si ils provenaient du cœur même de la Terre.
Toute l’île s’était mise à trembler, des colonnes et des blocs de pierre noire s’effondraient dans les eaux entourant l’île.
Parmi les scientifiques qui avaient gravis tout en haut de l’île, certains tombèrent du haut promontoire de l’île pour aller s’écraser sur les rochers à fleur d’eau quelques  cent mètres plus bas. La panique s’était aussi emparée des visiteurs de l’île, tous cherchaient maintenant à dévaler au plus vite les immenses escaliers pour rejoindre la Z.A  et les hélicoptères. D’autres s’étaient arrêtés devant les immenses portes, comme tétanisés ou hypnotisés par les sons inhumains et monstrueux, par l’étrange litanie qui résonnait maintenant depuis la pyramide.

Pour Irvin Walltrop le géologue, c’était comme un cauchemar, comme l’apocalypse de la Bible. Il avait vu ses confrères et collègues devenir fou, certains même, se jeter dans le vide pendant que lui courait dans les immenses escaliers. Il était convaincu que quelque chose de totalement maléfique et inhumain allait sortir de cette énorme construction, de cette prison. Et au large, il voyait les puissants navires de la flotte navale en train de livrer bataille à une multitude de créatures qui jaillissaient de l’eau qui bouillonnait tant il y avait de ces choses. Irvin courait pour sa vie vers un des hélicoptères, il refusait de se rapprocher de l’eau car il voyait les créatures aquatiques qui sortaient de l’eau et qui déjà avaient envahis un des LCAC.
Et puis il y eu ce bruit de fin du monde.

Dans un son cataclysmique, toute l’île fût prise de convulsions.
La gigantesque pyramide tronquée trembla et  se déchira. D’énormes blocs aux angles non euclidiens  se détachèrent et dévalèrent les immenses marches pour venir s’écraser sur les scientifiques qui tentaient de fuir en descendant  le titanesque escalier.
Au milieu de ce chaos sismique, des groupes d’hommes se battaient violemment, certains se frappant avec une sauvagerie inhumaine, comme envahis par une folie meurtrière. 
Le professeur Von Harër était tétanisé devant les immenses portes qui s’ouvraient, il se serrait la tête entre ses mains, tentant de boucher ses oreilles pour ne plus entendre les sons inhumains  qui provenaient  du cœur de la pyramide.

Le son de la pierre soumise à des forces impossibles à concevoir, assourdi et étourdi jusqu’aux soldats et scientifiques qui tentent d’embarquer sur les LCAC, à plus de 800 mètres. Derrière eux, ceux qui se retournaient, découvraient avec horreur, que les immenses panneaux de pierre qui formaient les portes de la pyramide, étaient maintenant ouverts.

Les portes de R’lyeh étaient ouvertes…
Et, ce qui en sortît, anéanti en quelques secondes la santé mentale de la majorité des hommes qui l’aperçurent.

Les pilotes d’hélicoptères et d’Ospreys voyaient affluer des centaines de fuyards qui tentaient tous d’embarquer. Les hommes se battaient, se bousculaient, se piétinaient pour monter à bord des vaisseaux qui essayaient de décoller, tandis que les canonniers des hélicoptères vidaient leurs pluies de balles sur les monstrueux profonds qui sortaient des eaux.
Dans un chaos de décollages simultanés et incontrôlés, deux Ospreys se percutèrent. L’un d’eux retombant comme une pierre sur le sol de boue noire, l’autre virant dans une tentative vaine de reprendre le contrôle et percutant de plein fouet la surface de l’eau.
Un des hélicoptères Seaknight qui tentait de décoller partît en vrille, comme si le pilote avait perdu le contrôle, son vol erratique se termina lorsqu’il vint percuter un des immenses obélisques de pierre qui entouraient l’île, s’écrasant contre l’immense masse de pierre noire et tombant dans les eaux bouillonnantes de créatures.

Le système de communications était submergé par les appels de détresse, les hurlements des équipages devenus fous et les ordres qui étaient hurlés par des officiers dépassés et terrifiés.

L’Immense Dieu endormi s’extirpa alors de l’ouverture dans la construction, une créature caricaturale, horrible, gigantesque et terrifiante, exhalant une malignité monstrueuse qui donnait la nausée.  Haute comme l’empire state building ou l’ex World Trade center.  Un géant au faciès monstrueux, à peine humanoïde et couverts de centaines de tentacules énormes. La sortie du titan était accompagnée de sons étranges, comme le chant d’un chœur de voix profondément  inhumaines, mélange d’ululations, de sifflements et de hoquetements.

Le capitaine Edelton s’était jeté à l’intérieur d’un Seahawk de couverture, il était emporté par la rage, non pas celle de vivre, mais pour une rage meurtrière. Par la terreur et la folie aussi, il tua sans sommations le pilote et le copilote d’une balle chacun en pleine tête.
Il s’installa aux commandes et dirigea l’hélicoptère vers la monstrueuse créature qui s’extirpait de la pyramide. Le corps du dieu endormi était tellement énorme et boursouflé, qu’Edelton se demandait quelle arme pourrait le détruire. Il voyait la créature grandir en taille devant lui, son corps dégoulinant et suintant de matières putrides.
Il vît les excroissances gigantesques qui sortaient du dos du monstre, d’immenses ailes membraneuses, les pieds immenses qui écrasaient  les hommes encore en vie qui tentaient de fuir. Le Dieu balayait de ses bras puissants devant lui soulevant en grappes des malheureux qu’il amenait à sa gueule pleine de tentacules.
Le Seahawk d’Edelton était maintenant à moins de cent mètres du monstrueux Dieu et le capitaine,  sûr de sa mort inéluctable, positionna l’engin face à la créature et mitrailla de toutes les mitrailleuses automatiques de l’hélicoptère.  Des milliers de balles étaient crachées chaque seconde depuis les canons Vulcain, et aussitôt, des milliers de fleurs de sang apparurent sur le corps titanesque de la créature. Des milliers de blessures, qui se refermèrent dans les secondes suivantes sous le regard atterré du capitaine.
La créature gigantesque continuait d’avaler les grappes d’humains qu’elle happait de ses bras immenses, et comme un homme balaie de la main une mouche ennuyeuse, Cthulhu heurta l’hélicoptère de son bras énorme, et le Seahawk du capitaine Edelton fût broyé sous le coup.

   
La bataille n’était pas terminée.
Depuis les navires débordés par les assauts des Profonds, des nuées de missiles et des obus étaient tirés sur la créature, qui avait été définie comme la cible prioritaire.
Cthulhu s’enfonça dans les eaux peu profondes, marchant vers les navires qui lui tiraient dessus. Ses chairs et ses entrailles déchiquetées par les explosions semblaient confluer autour de ses blessures qui se reconstituaient, reformant sa chair et sa peau comme si elle n’avait jamais été blessée.
Son corps immense et monstrueux s’enfonçant maintenant dans l’eau jusqu'à la taille,  Cthulhu ne faisait plus qu’un avec l’eau son élément. Il s’approcha alors rapidement  des premiers navires et se jeta dans la bataille, attaquant les deux frégates et le plus proche croiseur, comme des jouets d’enfant en rapport de sa taille immense.
Dans la salle de commandement du CVN76, le commandant Symonds ordonna la fuite à tous les navires, tandis que dans les coursives on entendait les rafales de coups de feu tirés par les marins pour empêcher l’invasion du porte avion par les Profonds.
Le plus grand des profonds, pris sous un déluge d’obus et de missiles,  continuait de s’acharner sur le destroyer Hamilton, frappant de ses poings énormes la coque cuirassée maintenant retournée, l’éventrant de ses pattes énormes tandis que dans l’eau bouillonnante les profonds massacraient les naufragés.
 
Le CVN76 et le porte avion Kitty Hawk qui étaient à l’arrière de la flotte assistaient au carnage de la flotte, ordre fût donné de quitter la zone pour tenter de fuir, toujours sous les assauts des créatures qui les suivaient en énormes bancs. Symonds voyait la chose qui grossissait et grandissait tellement, qu’elle cachait presque les ruines de l’île noire. Il ordonna le lancement des derniers chasseurs et confirma l’opération «Hammer blow» à tous les vaisseaux porteurs d’engins nucléaires.

Les chasseurs bombardiers en vol : deux B2 Spirit accompagnés d’un C130 et de chasseurs F18 confirmèrent a 14h49 le début de l’opération et se dirigèrent vers la cible pour larguer les bombes centaines de kilos de bombes nucléaires B61 et de Moab thermobariques de 9.5 tonnes sur la créature et sur l’île noire.
 Il y eut alors un flash de lumière aveuglante durant plusieurs secondes, puis un souffle violent et ravageur qui vint percuter les portes avions, quand les bombes explosèrent sur l’île et la créature anéantissant en cendres île et créatures dans une gigantesque couronne de fumée de cendres, de vapeur d’eau et de débris qui montèrent très haut dans le ciel formant rapidement un gigantesque champignon gris et blanc nuancé de bleu dans des teintes surprenantes.
Les clichés des satellites révélèrent l’horrible vérité aux gouvernements des nations de la Terre : l’île avait bien été réduite en poussière, de même que des milliers de créatures, mais la chose qui était sortie de l’île était toujours là, elle se dirigeait maintenant vers l’Amérique du Sud, et rien ne semblait pouvoir la stopper, ni, la détruire.


"LES MOISSONS DE CHAIR"
LE 28 MARS 2013 - UTAH - Quelque part sous Provo
« Depuis que ça à commencé, je note tout. Il faut qu’il reste des traces de comment l’humanité est arrivé au bord de l’Extinction.
 Au début personne ne pensait qu’ils étaient réels. Mais on aurait dût savoir. Certains disaient même que les gouvernements devaient être au courant.
On avait derrière nous des siècles d’évolution, de sciences, de développement et de prouesses technologiques  !! L’Homme aurait dût se souvenir des millénaires de savoirs, de connaissances et de peurs primaires qui étaient enfouies en lui !!
Toutes les religions qu’elles semblent bonnes ou mauvaises selon votre point de vue nous avaient prévenus qu’un tel événement se produirait !! On a juste pas compris, pas écouté, on aurait dût croire !  Les écrits, les fresques, les légendes venues de la nuit des temps.
Au lieu de ça, on s’est contenté  de notre arrogance : sûr de notre pouvoir, de notre toute puissance et de notre position de prédateur ! 
C’est vrai je n’ais pas trouvé l’occasion d’écrire tous les jours, mais la fuite perpétuelle et la survie m’impose un rythme qui ne laisse guère de place à l’écriture. Je dois donc rassembler des souvenirs vieux de plusieurs mois, mais comment les oublier…
 C’est, dés  le 8 Octobre que des images piratées avaient révélés l’immense chose qui était sortie de l’île noire et puis très vite,  les rumeurs les plus folles avaient envahies tous les médias et le net, ce, malgré la censure et les piratages organisés par les gouvernements pour maintenir le calme, soi-disant pour éviter la panique…Ils m’en diront tant !
C’était déjà le chaos dans les grandes villes et les capitales des pays depuis plusieurs mois, la loi martiale était en vigueur depuis le bouleversement climatique de 2011 dans la quasi-totalité des pays de l’hémisphère Nord et nous ! Tout pays des libertés on n’avait pas fait autrement !!
Beaucoup de gens avaient décidés de tout abandonner, pour fuir avec leur famille et se mettre à l’abri. Que ce soit  loin des côtes, loin des villes, loin de tout… Ils ont peut être évités le chaos qui as suivis ensuite.

Après, entre le 10 et le 25 Octobre les réseaux de communication et d’informations se sont effondrés : les chaînes de télévisions et les radios cessèrent d’émettre, remplacées par la chaîne d’urgence ou par des informations contrôlées par le gouvernement. Néanmoins quelques émissions libres continuèrent à révéler des images sur les événements inimaginables  qui se déroulaient à travers le monde, mais elles cessèrent elles aussi.
C’est à peu prés à la même période qu’une nouvelle opération militaire d’envergure à été organisée conjointement avec quelques pays membres de l’Otan encore capables de participer (de mémoire, je crois que Londres était déjà ravagée de même qu’une partie de l’Europe, et l’Angleterre n’émettait plus).        L’opération devait stopper l’avancée des créatures a Panama : l’opération «  Infaillible Strengh » était sensée mettre tout le paquet…
Le véritable grand exode commença deux semaines plus tard. Ça devait être aux environs du 20 Octobre, quand les créatures attaquèrent l’Amérique du Sud, dévastèrent les villes, les capitales et se nourrirent des êtres humains qu’elles attrapaient.
Sur les très rares chaînes de télévisions qui émettaient encore, on pouvait assister à la fin de la toute puissance de l’homme : les armées étaient balayées et mises en déroute. Les populations fuyaient devant des horreurs qui rendaient fous tant elles étaient inconcevables et monstrueuses.
  

Que pouvait-on faire ?
La plus puissante armada jamais levée par l’homme pour l’opération « Valliant Shield » avait été détruite et les armes les plus puissantes de l’arsenal militaire humain n’avaient pas tué la chose, tout juste l’avaient-elle ralentie quelques temps. Certes, des créatures avaient été massacrées par milliers dans l’Océan Pacifique, et l’étaient encore par milliers face aux armées Sud Américaines qui étaient soutenues par l’Air Force, mais d’autres étaient apparues dans le ciel, des choses ailés monstrueuses qui ressemblaient à l’immense créature qui était sortie de l’île, insensibles, invulnérables. Ces choses semaient la terreur et décimaient les troupes.

Sur les routes, des convois de réfugiés quittaient les grandes villes, que ce soit à pied, en voitures ou dans les rares trains qui pouvaient encore circuler sur les voies enneigées.
Le flot de personnes se comptaient en millions de personnes jetées sur les routes avec des températures glaciales et de la neige qui ralentissaient les convois ou parfois même les bloquaient.
L’armée et les services de secours étaient complètement débordés et incapables de diriger le flot de réfugiés.
Toutes sortes de rumeurs folles traversaient les convois et les camps de réfugiés : Combien d’histoires d’abri souterrain ultra protégé ? D’arches salvatrices en partance pour l’espace ? Et aussi de bases lunaires et de continents protégés, et puis aussi la venue du Messie, l’Armageddon, les anges de la bataille…. Rien …. Personne n’est venu ! Il n’y avait pas d’abris ! Enfin il y en avait c’est sûr mais pas pour le commun ! Pas pour moi, ni pour ma femme, mon fils, ma fille…

On devait être dans les rocheuses quand on a entendu les premières rumeurs par d’autres rescapés : les créatures avaient anéantis New York et plusieurs villes de la côte Est, ils avaient captés des émissions de  messages d’alerte : l’armée allait bombarder de nombreuses villes et Etats avec des frappes massives d’armes nucléaires et d’armes bactériologiques !! Je pense qu’on devait être début Novembre, Ouais c’est ça, entre le 3 et le 5 Novembre - Putain ! Je me souviens de la terreur qui m’as traversé le corps quand j’ai appris la nouvelle, je suis certain que cela m’as autant secoué que quand j’ai vu les choses la première fois !! Dis comme ça, ce n’est pas choquant, mais je sais pas pourquoi j’étais vraiment choqué…
Les convois de réfugiés s’étaient disloqués, certains allaient vers Salt Lake city, d’autres descendaient vers le Sud, enfin d’autres voulaient rallier la base de Cheyenne Mountain. On s’est écarté des grands groupes pour traverser plus bas par le comté de Carbon.

Le  8 Novembre depuis notre abri de fortune on entendait le discours de Biden, je ne me souviens plus vraiment du texte, mais je sais que ce jour là j’ai maudit ces putains de politiciens !! Gagnez des abris souterrains qu’il disait, des abris sont à la disposition des populations !! Tu parles !!!
On avait trouvé un abri de l’autre côté des rocheuses dans la grande banlieue de Salt Lake City, une ville banlieusarde du nom de Provo. Le 12 Novembre ils ont commencés à frapper la côte Est : new York, Baltimore, Washington, on l’a appris ensuite quand on a rencontré un groupe de militaires qui sont restés quelques temps avec nous avant de tenter leur chance vers le Nevada et la base de Wright Paterson.  Le 15 Novembre, ils ont balancés sur ce qu’il restait de la Californie et toute la côte Ouest, ils ont même bombardé Salt Lake City à 60 kilomètres au Nord.


Je suis de patrouille aujourd’hui, la bouffe se fait rare et on a prévu un groupe de patrouille pour remonter vers le centre ville de Provo, Gary y a vu un centre commercial la semaine dernière, avec un peu de chance il y aura encore de la bouffe à grappiller, je reprendrais mes notes dès mon retour »

LE 3 NOVEMBRE 2012 - 0h15-  MANHATTAN - NEW YORK 
Quelque part entre la 5éme Avenue et la 80éme rue.
Reggie était affalé contre la paroi de marbre noir de sa douche à l’Italienne. Il laissait couler l’eau froide de la douche en cascades sur son dos puissant, l’eau avait toujours eu cette vertu sur lui, celle de lui remettre les idées en place et de le régénérer, du moins c’est ce qu’il avait toujours pensé.
Et il en avait bien besoin, il était encore complètement sonné par l’alcool. Il jeta un regard noir à la bouteille de 18ans d’âge qui trainait sur la moquette blanche de son luxueux loft de la 5éme Avenue « Putain ! Mais qu’est ce que je fais » lança t’il pour lui-même tout en tapant ses deux poings sur le marbre noir. « Reprends-toi ! Tu vois bien que c’est foutu si tu restes ici ! » Se criait-il  tout en se redressant dans la douche, et comme pour confirmer ses paroles il entendit passer un chasseur bombardier entre les immeubles, le boucan de ses réacteurs fît trembler l’immeuble. Dans les secondes qui suivirent il entendît les déflagrations qui illuminèrent la nuit et son appartement, il sortît de la douche tout en s’essuyant et courut jusqu’aux baies vitrées de son appartement, il vît les grandes gerbes de feu qui jaillissaient de buildings qui s’effondraient entre la 63éme et la 65éme West. « Putain !! », il regardait la scène abasourdi, comme hypnotisé, devant l’immense chose ailée qui venait de passer entre les buildings en feu « Putain !! » !! Ce fût le seul mot qu’il était capable de lâcher depuis plusieurs jours déjà et là devant cette horreur d’au moins vingt mètres de haut il n’avait pas d’autres mots qui lui venaient à l’esprit.
Il regardait la chose, totalement subjugué, n’arrivant même pas à réaliser ce qu’il voyait, il se sentait comme la souris devant le cobra, conscient du danger mais incapable de s’en échapper. Le monstre était en train de traverser Central Park, se déplaçant comme par des bonds, ses ailes incapables de vraiment le faire voler.
Reggie pensa que sa vue lui jouait des tours, ou que les bourrasques de neige occultaient la vision quand la créature disparût pour réapparaître plusieurs centaines de mètres plus prés !!  Il fît un bond quand il entendît les tirs d’armes lourdes et de mortiers des soldats qui étaient stationnés sur la 86éme transversale. Le bruit des explosions était étourdissant et la créature poussa un hurlement terrifiant qui semblait être un mélange de douleur et de fureur.
« Wow !!! Putain ! Putain !! Putain !!! » Reggie hurlait en reculant dans son appartement, la créature venait de disparaître pour réapparaître au pied de son immeuble, la tête de la créature juste à hauteur de la baie vitrée de Reggie. L’étrange fascination avait pris fin et Reggie bondît au dessus de son canapé en cuir blanc pour atterrir dans le vestibule. Tout l’immeuble tremblait et Reggie comprît qu’il fallait qu’il se barre avant que l’armée ne tire dans le coin.
Il se jeta dans les escaliers et descendît les marches quatre à quatre, il entendît les explosions dans la rue l’immeuble était secoué et un bruit sourd venait de le faire trembler tout entier, comme si un poids énorme c’était abattu dessus, il courait et bondissait entre les paliers comme sur le terrain, il se couvrît la tête quand il vît tomber les premiers gravats depuis les étages « Putain ! » songea t’il en réalisant que l’armée était en train de dévaster Manhattan. Il se jeta contre la porte coupe-feu  de service et dégringola l’escalier métallique jusque dans le premier sous sol.

Sonné mais boosté par l’adrénaline, il se redressa et se mît à courir comme lorsqu’il transperça la défense des Giants en 2011 et leur colla un touchdown mémorable pour la victoire !! Il ne filait pas vers sa voiture mais vers les sorties de services à l’arrière de l’immeuble, de là il pourrait ensuite rejoindre Madison Avenue pour filer vers le Nord.

C’est en longeant la ruelle de livraison qui menait vers le 1070 de Madison avenue que Reggie qu’il tomba nez à nez avec le groupe de pillards qui sortait par l’arrière de la bijouterie MARCO JJ. Les trois hommes étaient tellement effrayés et pressés de quitter les lieux qu’ils percutèrent de plein fouet Reggie.
Pendant une fraction de seconde de panique l’un des pillards hurla de surprise tandis que Reggie et un autre des pillards se roulaient dans l’épaisse couche de neige pour s’écarter l’un de l’autre.
« Mierda !! Brahim ! Gueules pas comme ça  tu veux vraiment attirer toutes les créatures du coin !! » Lui cracha un homme râblais au teint basané et au fort accent latino tout en le braquant de son Colt, le troisième homme, un grand black braquait Reggie du bout du canon de son fusil à pompe Mossberg.
Reggie leva les mains en signe d’excuses « oh hé cool les mecs ! Je vous ais pas vus !! »il voyait la gueule du fusil juste devant son nez, et réalisa qu’il n’aurait peut être pas dût quitter son appartement, après tout il pouvait toujours voir l’immeuble debout et entendait toujours les tirs de l’armée qui résonnaient dans la nuit.
L’homme qui avait été percuté se releva d’un bond, c’était un black qui portait une grosse doudoune et un bonnet enfoncé jusque sur les arcades sourcilières. Il écarta d’une main le canon du fusil « Attends Carson déconnes pas Mec !! » dit il au grand black au fusil à pompe et il tendit une main à Reggie pour l’aider à se relever « Ohhhh Mais c’est vrai ! Ah Merde !! Faut quand même bien reconnaître que ce faire plaquer par Reggie « Rush »Bush ! C’est quelque chose !! Eh Mec je t’ais reconnu tout de suite » lança Brahim avec un mélange de joie et d’hystérie dans la voix tout en lui tendant une poignée de main amicale. L’autre black s’approcha, le doute sur son visage « Rush ? Le Running back des jets ?? » -« Ouais c’est lui-même mon pote !! wouah faut  être à la fin du monde pour faire des rencontres pareilles !! » Lui répondît Brahim tout en serrant la main de Reggie.
Reggie profita de sa notoriété pour essayer de désamorcer la tension qu’il lisait sur les visages des deux autres pillards « Oui c’est moi ! Joli placage Brahim ! ».
C’était surréaliste, se disait-il, il était en train de causer avec des pillards de bijouterie armés jusque aux dents au milieu d’un Manhattan plongée dans l'obscurité et envahie par des créatures monstrueuses et par l’armée américaine qui tentait de stopper les créatures, un véritable film de monstre des années 50.
Le latino approcha «  Putain ! Mais on s’en cognes de ce mec ! Allez ! On se casse ! Laissez-moi lui en mettre une !! » L’homme levait déjà un revolver vers Reggie.
Carson, le grand black qui semblait être le seul à garder son calme et qui semblait être le chef du groupe, leva sa main pour stopper  le latino « Non mec ! Si tu continue de m’emmerder c’est toi que je vais flinguer ! Ce type viens avec nous, il mérite de vivre pour ce qu’il à fait pour mon quartier ! Et on aura besoin de lui pour faire diversion, ce mec est le fils de pute le plus rapide que je connaisse !! Pas vrai Rush !! ».
Reggie ne pouvait qu’acquiescer de la tête, c’était ça ou mourir ici dans une ruelle de livraison d’une balle en pleine tête. En y réfléchissant bien, le petit groupe pouvait même lui fournir une relative protection contre d’autres pillards, ou des cinglés ou même des créatures.

L’objectif de Carson était de rejoindre le carrefour de Lexington et de la 86éme pour rejoindre le métro et de remonter la ligne 4 vers le Nord et de ressortir au niveau du Bronx. Le tout étant de savoir si le métro était plus sûr que les rues de la ville, car les toutes premières disparitions de personnes et les premiers témoignages concernant des créatures avaient eu lieu dans le métro. 


LE 3 NOVEMBRE 2012 - 0h47-  MANHATTAN - NEW YORK 
Quelque part sous Park Avenue.

la suite est en cours de réalisation, à suivre...

"RETOUR VERS L'ENFER"
LIBERIA - Afrique Occidentale -  24 Juin 2012 - 19h06

Dans un ciel sombre et chargé de lourds nuages noirs, un hélicoptère Chinook CH-47D  survole un paysage de forêt équatoriale plongée sous un n uage de pluie, passée une colline forestière une longue bande de plage grouille de silhouettes humaines affolées qui font des signes d’appel à l’aide, l’hélicoptère survole la plage puis les eaux rugissantes de l’Océan Atlantique. Dans la cabine le pilote de l’armée américaine  échange par radio :
« Taxi 1 à CVN-77, nous avons récupéré Un colis….je répète… Nous avons récupéré un colis au point d’extraction, il s’agît du lieutenant Daniel Messner, membre de la mission nom de code Morningstar, il n’est pas porteur du virus.
Les autres membres de l’équipe sont portés disparus…
Le lieutenant Messner nous à informé qu’ils auraient embarqués à bord d’un DC9 de la compagnie Liberia lines qui à quitté Saniquellie quelques minutes avant notre arrivée.
Messner nous a informés que le colonel Abernathy aurait en sa possession un ordinateur portable contenant des informations essentielles sur l’épidémie africaine, et que sa récupération est prioritaire – Les frontières aériennes des pays voisins étant fermés, l’avion se dirigerait vers Monrovia, Messner réclame une extraction urgente - Over ! »
« Bien reçu – Taxi 1 - ordre de retour prioritaire pour débriefing du lieutenant Messner à bord du CVN-77 over » – « Roger CVN-77 temps estimé avant arrivée 9 minutes »
A 19h15, l’imposant Chinook se pose sur le pont d’envol du CVN-77, le porte avion USS Georges H.W. Bush, par la porte latérale de l’hélicoptère, Messner aperçoit déjà le petit groupe d’officiers   qui l’attendent sur le pont d’envol balayé par le vent et la pluie.

CBS NEWS SPECIAL REPORT  25 JUIN 2012 - 4H00
KATIE COURIC en direct du CVN 77
CBS News - Katie Couric - La crise biologique en Afrique atteint de nouveaux pics de contaminations. En effet plus tôt dans la journée, nous avons appris que les stations de quarantaine et de soins de Monrovia et de Guiglo en côte d'Ivoire avaient été contaminées par des porteurs du virus meurtrier que les responsables occidentaux ont désormais baptisés Morningstar. Des colonnes de réfugiés quittent les pays voisins du Liberia et à Monrovia c’est un véritable exode de réfugiés vers l'océan, certains ont réussis à fuir en bateau, des milliers sont pour l’instant sur la côte. 
Lors de plusieurs réunions internationales, de nombreux responsables de gouvernements à travers le monde, de même que les membres de l’ONU et de l'OTAN ont pris des dispositions pour engager dans les plus brefs délais une aide globale aux survivants de ce que l'on appelle désormais l’épidémie Africaine; mais aussi une véritable armada de navires qui devra installer un blocus naval total des côtes Africaines et assurer la sécurité des populations civiles face aux nombreuses exactions et débordements de ces dernières semaines, enfin la force militaire devra assurer l'acheminement des médicaments mais aussi des aides d'urgence alimentaires, ce malgré la désapprobation de plusieurs Etats Africains. De nombreux navires ont tentés de forcer le blocus naval en cours d'installation autour de la côte Africaine, le destroyer Uss Mitscher à effectuer des tirs de semonce à plusieurs reprises pour contraindre des navires à faire demi-tour vers la côte.
L’USS Harry S. Truman à quitté son port d’attache avant hier avec son escadre pour rejoindre le groupe aéronaval du USS Georges H.W Bush et permettre ainsi d'apporter soutien et une meilleure couverture maritime, il sera le navire amiral d’un détachement spécial de l'Otan qui prendra position autour de la côte Occidentale Africaine, on attends dans les prochaines heures des navires Britanniques et Européens.
De nombreuses décisions sont encore à l'étude concernant les moyens de contenir le virus et d'éviter sa propagation au reste de l'Afrique, de source militaire officieuse, le bombardement des zones contaminées  ne serait pas exclus des stratégies actuellement étudiées, et comme vous pouvez le voir derrière moi, les chasseurs du porte avion Georges H.W Bush sont en pleine activité avec de nombreuses rotations qui ont commencés vers 18h00 hier soir, au moment où je vous parles, vous pouvez voir le décollage de deux Osprey V22 dans lesquels ont été embarqués deux véhicules ATV Oshkosh et une équipe du Seal dont la destination est inconnue, de source officieuse il s'agirait probablement d'une opération d’extraction de civils américains pris au piège dans le pays.
C'était Katie Couric sur le CVN77 .."
OSPREY V22 Boeing-Bell
Oshkosh ATV -MRAP ( mine resistant ambush protected)

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